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Belgique

Nouvelles manifestations ce mardi autour de la déclinaison wallonne de la Politique agricole commune

La dernière manifestation d’agriculteurs, dans les rues de Jambes.
13 déc. 2021 à 23:01 - mise à jour 14 déc. 2021 à 05:151 min
Par Rudy Hermans

La réforme de la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne sera à nouveau au centre de différentes actions ce mardi en Wallonie.

De 10 heures à 13 heures, des agriculteurs installeront des barrages filtrants sur plus d’une trentaine de ronds-points et axes routiers importants. Et au même moment, l’Union des agrobiologistes et 5 associations environnementales (Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, Natagora, Nature & Progrès et le WWF) manifesteront à Namur devant différents cabinets ministériels.

Des actions menées alors que le gouvernement régional doit boucler la déclinaison wallonne de la PAC 2023-2027.

Revendications différentes

Le cadre de base de la PAC a bien sûr été défini par l’Europe, mais la Wallonie dispose d’une grande marge de manœuvre pour l’adapter aux réalités de son territoire.

Les manifestants des deux bords sont d’accord : l’agriculture de demain doit être plus durable. Mais leurs nuances de vert divergent.

Les associations environnementales craignent un statu quo, et voudraient au contraire que le gouvernement régional aille plus loin que ce que les pays de l’Union ont décidé. Elles militent en faveur d’aides mieux redistribuées, vers des exploitations plus petites, plus familiales, davantage tournées vers la transition écologique, pour "une agriculture productive grâce à la biodiversité et non contre elle".


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Mais du côté de la Fédération wallonne de l’agriculture, on craint que le curseur environnemental soit poussé à fond pour être le meilleur élève de la classe européenne, au détriment de la viabilité économique des fermes wallonnes. Le principal syndicat agricole du sud du pays refuse qu'on "laisse mourrir des exploitations pour en valoriser d’autres".

Chaque camp met donc la pression sur le gouvernement régional, qui doit rendre sa copie à l’Europe avant la fin de l’année. Exécutif qui est lui-même traversé par différents courants dans ce dossier, chacun plus réceptif à certains arguments qui seront encore martelés ce matin dans la rue.

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