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Politique

Nouveaux contrats de gestion de la SNCB et d’Infrabel : faire plus avec moins de personnel

15 juin 2022 à 09:46 - mise à jour 15 juin 2022 à 12:17Temps de lecture2 min
Par Jean-François Noulet, avec D. Brichard

Le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo) présentera, ce mercredi après-midi, à la Chambre les futurs contrats de gestion de la SNCB et d’Infrabel. Devant la commission Mobilité, exposera les objectifs fixés pour le rail belge pour les dix prochaines années. Comme le révélait l’Echo, ce mercredi, le futur contrat de gestion implique aussi du changement dans les effectifs des chemins de fer. Il est question de supprimer près de 2000 emplois d’ici 2032. Précisément, à la SNCB, ce sont 1771 postes qui devraient être supprimés et qui seront compensés par 666 créations de postes. Il s'agit, a précisé le cabinet du ministre Gilkinet à la RTBF, de postes qui, après départ à la pension, ne seront pas remplacés d'ici 2032, des fonctions dont peut se passer à un moment.  C’est dans le "corporate" et le "support" que les réductions d’effectifs devraient être les plus nombreuses. En revanche, sur le terrain, le personnel opérationnel devrait être renforcé, l'objectif étant de faire rouler plus de trains à l'avenir. 

Inquiétude du côté syndical

Cette perspective de voir la SNCB fonctionner avec, globalement, moins de personnel à l'échéance 2032 inquiète du côté syndical, comme l'explique, au micro de la RTBF, le syndicaliste Pierre Lejeune, de la CGSP Cheminot.  Il dit ne pas cautionner cette perspective. "A partir du moment où les projets de contrat de service et de contrat de performance sont ambitieux en terme de captation de nouveaux voyageurs et d'offre de transport à hauteur de 10%, on a du mal à comprendre que tout va s'accompagner d'une diminution des effectifs sur le plan opérationnel", réagit Pierre Lejeune.

Alors que le futur contrat de gestion prévoit de compenser en partie les départs naturel par des embauches, la CGSP cheminot se montre aussi critique. "Il y a du recrutement, mais la situation que nous connaissons aujourd'hui est déjà déficitaire", explique Pierre Lejeune. "Aujourd'hui, il y a environ 1080 départs qui ont été réalisés entre aujourd'hui et le début de l'année et il y a 650 recrutements. Donc, le solde est déjà négatif aujourd'hui", poursuit Pierre Lejeune. 

Des contrats de gestion de 10 ans pour donner de la visibilité à la SNCB et à Infrabel

Mardi, invité de Matin Première, le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), avait déjà exposé une partie des enjeux des nouveaux contrats de gestion. L’objectif général est d’augmenter le nombre de personnes qui prennent le train et d’améliorer leur confort. Pourquoi conclure un contrat de gestion de 10 ans entre l’Etat fédéral et la SNCB et Infrabel ? "Nous donnons la visibilité budgétaire à ces entreprises", avait expliqué Georges Gilkinet, car "investir dans les trains, cela prend du temps". Le ministre avait précisé qu’il s’agissait que ces entreprises "puissent investir mieux, faire des choix dont elles savent qu’elles pourront les assumer dans la durée".

Le ministre de la Mobilité avait précisé qu’il s’agissait de conclure deux contrats de gestion à 10 ans. "Un contrat de service public entre la SNCB et l’Etat fédéral et un contrat de performance avec Infrabel qui gère l’infrastructure".

"On pourra, avec le même argent, faire davantage", avait précisé le ministre de la Mobilité. Sur les antennes de la Première, il n’avait pas mentionné les réductions d’emplois envisagées.

L'invité de Matin Première : Georges Gilkinet

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