RTBFPasser au contenu

Monde Europe

Nouveau sommet sur la Grèce lundi: "Un Grexit signerait le début de la fin de la zone euro"

Nouveau sommet sur la Grèce lundi: "Un Grexit signerait le début de la fin de la zone euro"
18 juin 2015 à 17:37 - mise à jour 19 juin 2015 à 10:483 min
Par Belga

Une sortie de la Grèce de l'euro (Grexit) signerait "le début de la fin de la zone euro", estime le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, dans une interview parue vendredi dans le quotidien autrichien Kurier, avant un sommet exceptionnel à Bruxelles lundi. "Le fameux Grexit ne peut pas être une option, ni pour les Grecs, ni pour l'Union européenne. Ce serait un processus irréversible, ce serait le début de la fin de la zone euro", déclare-t-il dans cet entretien présenté comme exclusif. "Jusqu'à présent, l'Europe s'est toujours orientée vers davantage d'unité. Prendre la direction opposée signifierait l'échec de l'idée européenne", estime le dirigeant grec.

Selon lui, le débat autour d'un Grexit, qui a pris de la consistance ces derniers jours faute d'accord entre Athènes et ses créanciers, "a commencé quand on a commencé à appliquer le programme rigide d'économies imposé par l'UE et le Fonds monétaire international".

Malgré les sacrifices consentis par sa population, "la Grèce n'est pas devenue plus compétitive, et la dette de l'Etat ne s'est pas réduite. Le concept tout entier doit être revu", souligne M. Tsipras.

 

Les ministres des Finances de la zone euro ont mis fin à leur réunion jeudi soir vers 19h. Ils se sont quittés sans parvenir à un accord sur l'épineux dossier de la dette grecque, a annoncé le commissaire européen en charge de l'Euro Valdis Dombrovskis, rapprochant un peu plus Athènes d'un défaut de paiement à la fin du mois. L'Eurogroupe passe le flambeau  à un sommet exceptionnel des chefs d'Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro qui se réunira lundi soir à Bruxelles. Parfaite illustration de l'atmosphère qui règne dans les débats, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a déclaré jeudi soir qu'en ce qui concerne la Grèce "l'urgence est de rétablir le dialogue, avec des adultes dans la salle".

Une réunion "sombre"

Les espérances placées en ce rendez-vous n'étaient pas élevées. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem avait même évoqué une réunion "sombre".

Les discussions relatives à la dette grecque étaient le dernier point à l'ordre du jour, mais celles-ci n'ont pas duré longtemps. Après à peine une heure, la salle de presse se voyait annoncer que les négociations avaient pris fin.

Selon le commissaire Dombrovskis, aucun accord n'a pu être trouvé. Il a qualifié cela de "signal fort pour la Grèce de s'engager sérieusement dans les négociations". L'Eurogroupe reste prêt à se réunir à nouveau.

Réunion de l'eurogroupe au sujet de la dette grecque: Gerald Vandenberghe en direct de Luxembourg

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Dette grecque, la réunion de l'Eurogroupe au Luxembourg

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Il est temps de discuter de façon urgente de la situation de la Grèce au plus haut niveau politique", a déclaré M. Tusk, Président du Conseil européen.

Sommet de la zone euro lundi soir à Bruxelles

"J'ai décidé de convoquer un sommet de la zone euro le lundi 22 juin à 19H00 (17H00 GMT). Il est temps de discuter de façon urgente de la situation de la Grèce au plus haut niveau politique", a déclaré M. Tusk, cité dans un communiqué.

Il a précisé avoir pris cette décision "à la lumière du résultat de la réunion de l'Eurogroupe", qui réunit les ministres des Finances de la zone euro, avec les créanciers de la Grèce ce jeudi à Luxembourg.

Cette réunion de la zone euro consacrée à la Grèce s'est conclue sans accord, ni aucune décision, rapprochant un peu plus le pays d'un défaut de paiement à la fin du mois, ont indiqué plusieurs responsables européens en début de soirée.

Lors de la conférence de presse de clôture de la réunion, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé les autorités grecques à accepter un "compromis raisonnable" pour éviter "un sort catastrophique", tandis que le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a souhaité qu'Athènes fasse enfin de nouvelles propositions "crédibles".

"L'urgence est de rétablir le dialogue, avec des adultes dans la salle", a pour sa part lancé la patronne du FMI, Christine Lagarde.

Athènes doit rembourser quelque 1,5 milliard d'euros au FMI le 30 juin. Or les caisses sont vides, ce qui rend impératif le versement au pays des 7,2 milliards d'euros promis par ses créanciers, UE et FMI, mais en suspens depuis des mois.

Réactions au non-accord en Grèce

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Nouvel échec dans les négociations entre la Grêce et l'Eurogroupe

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Articles recommandés pour vous