Coronavirus

Nouveau programme de surveillance du virus en Belgique : 4 cas de variant britannique du coronavirus détectés à ce jour

© Source @nexstrain

05 janv. 2021 à 10:10 - mise à jour 05 janv. 2021 à 11:17Temps de lecture2 min
Par Johanne Montay

Une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que la Belgique met en place un programme officiel de surveillance génomique du COVID-19. Il associe plusieurs universités (Gand, KULeuven, ULB, Uliège, UAnvers) et bénéficie d’un financement du fédéral. La mauvaise, c’est que cela n’existait pas avant, et que les échanges d’information entre Sciensano et les universités restent extrêmement cloisonnés.

Objectif : 1000

Ce consortium a pour objectif d’augmenter considérablement la surveillance des souches de SARS-COV-2 détectées en Belgique. Le but est d’aboutir à 1000 génomes séquencés par semaine. On pourrait ainsi mieux suivre les mutations du virus, et en particulier l’inquiétante mutation baptisée VOC 202012/01 (ou également B.1.1.7) détectée en Grande-Bretagne.


►►► Lire aussi : Beaucoup de bruit autour des "variantes du coronavirus": pas dangereux, mais "il y a une part d’opportunisme politique"


4 cas

Pour l’instant, 4 cas de ce variant ont été détectés chez nous, en Flandre. Ils sont très localisés, car ils proviennent d’un foyer dans un seul petit village flamand. Mais, pour des raisons de protection de la vie privée, les partenaires du nouveau programme de surveillance génomique n’ont pas encore pu partager la séquence de ce génome. Or, il est extrêmement intéressant de pouvoir analyser ce qu’on appelle la "phylogénétique" de ce variant. Est-il présent en Belgique ? Oui. Circule-t-il activement ? Non. Quelle est sa fréquence ? Et que se passe-t-il d’un point de vue spatial avec ce virus ? On ne sait pas.

"La Belgique a détecté 4 cas de variant britannique et malgré les recherches qui ont été faites sur d’autres situations, des clusters de cas qui pouvaient être inquiétants de par leur augmentation rapide, nous n’avons pas de nouveaux cas détectés. Nous sommes donc à 4 cas, tous en Flandre qui n’ont pas eu de contacts évidents avec la Grande Bretagne, montrant bien que ce variant existe en Europe continentale […] ces personnes étant proches de la frontière hollandaise", souligne Yves Van Laethem, porte-parole du centre de crise interfédéral.

En ce qui concerne l’autre variant venu d’Afrique du Sud (le 501. V2), il n’y a pas encore eu de détection sur notre territoire, confirme Yves Van Laethem.

Le porte-parole du centre de crise rappelle, ce nouveau variant n’a pas impliqué de nouvelles "mesures particulières". En effet, "ces variants n’ont aucune virulence particulière. Ils ne provoquent pas une maladie plus grave qui exigerait d’autres situations, mais ils peuvent potentiellement se transmettre de manière plus rapide". Ainsi, "nous devons avoir une attitude ferme pour le dépistage et le tracing des contacts avec un isolement du patient et une quarantaine des contacts à hauts risques".

 

Variant britannique : 4 cas en Belgique

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