Notre enseignement à nouveau pointé du doigt pour son côté inégalitaire

Notre enseignement à nouveau pointé du doigt pour son côté inégalitaire

© DIRK WAEM - BELGA

08 mai 2014 à 04:35 - mise à jour 08 mai 2014 à 04:48Temps de lecture1 min
Par Céline Biourge

C'est en Belgique que l'écart entre les résultats des élèves les plus faibles et les plus forts, est le plus grand. Et si l'élève est dans une école réputée "mauvaise", il a beaucoup moins de chance d'avoir de bons résultats aux enquêtes Pisa.

Les bonnes et les mauvaises écoles, un symptôme du système scolaire très inégal, qui est le nôtre. Dirk Jacobs, sociologue à l'ULB : "Quand je parle avec des collègues à l’échelle internationale, notamment des collègues des pays scandinaves, quand ils entendent cela, ils disent : 'Une mauvaise école ? Il n’y a qu’une seule solution, c’est de la fermer'. En Belgique, il y a une sorte de fatalisme".

Un fatalisme selon lequel il est inévitable d'avoir certaines écoles moins efficaces que d'autres. "Faux", explique Dirk Jacobs, "qualité, excellence, équité, on sait les combiner et ceci est montré, par exemple, par la Finlande".

La Finlande, meilleur élève comme souvent si l'on compare l'efficacité de son système scolaire, les chances qu'a chaque élève d'avoir de bonnes notes, quel que soit son milieu social, quelle que soit son origine.

A noter aussi, les efforts, ces quatorze dernières années, de la Pologne, dont le système scolaire souffrait des mêmes défauts que le nôtre.

"On a créé un tronc commun dans le premier et le deuxième degré. Donc tous les élèves suivent le même programme jusqu’à l’âge de 15 ans", explique Dirk Jacobs.

Le but ? Éviter la relégation, en cascade, dans des filières, dans des écoles, qui finissent par être dévalorisées.

 

Avec O. Leherte

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