Belgique

"Nos autorités n’aident pas suffisamment les classes moyennes inférieures" estime l’économiste Philippe Defeyt

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Les dépenses d’énergie des ménages ont augmenté de 8 milliards d’euros selon les calculs de l’économiste d’ING, Philippe Ledent. Une hausse des factures qui met de nombreux ménages dans une situation financière délicate et ce malgré les aides octroyés par les autorités.

QR l’actu fait le point sur les mesures prises ou à prendre avec Philippe Defeyt, économiste à l’IDD, l’institut du développement durable.

Un codeco mais peu d’avancées ?

Philippe Defeyt souligne que le gouvernement fédéral a pris une mesure importante avec l’élargissement du tarif social. Près de 20% des ménages belges ont effet un tarif préférentiel sur le gaz qui est 5 fois moins cher que le tarif du marché. Mais l’économiste regrette par ailleurs que des mesures ont favorisé des personnes relativement aisées :" Je ne pense pas par exemple, qu’un propriétaire de panneaux photovoltaïque devait recevoir un chèque de 100 euros au travers de la facture d’électricité. Et puis, les autorités n’aident pas suffisamment la classe moyenne inférieure. Cette classe moyenne ne bénéficie pas du tarif social et elle vit bien souvent dans des logements locatifs, pas très bien isolés, sans avantages extra-salariaux et qui n’a pas de remboursement pour ses frais de déplacements. Enfin, on n’a pas fait assez pour les entreprises".

Près d’un belge sur deux sous le seuil de pauvreté ?

Pour certains observateurs, il y a un risque que 40% des Belges passent en dessous du seuil de pauvreté. Alors que faire pour stopper le phénomène ? Une des solutions serait d’élargir à davantage de ménage, le tarif social mais de son côté Philippe Defeyt préconise plutôt une action sur les revenus en indexant par exemple les barèmes fiscaux.

Et quid de la taxe sur les surprofits ?

Pour l’économiste de l’IDD, la Belgique doit plutôt empêcher les surprofits : "C’est bien d’éventuellement taxer mais c’est une politique réparatoire. Il fallait prendre cette mesure bien plus tôt et on aurait évité l’inflation que nous connaissons actuellement. L’autre problème avec la taxe sur les surprofits, c’est qu’il n’est pas certain que nous y arriverons juridiquement mais si on y arrive, cet argent doit pouvoir servir à aider les citoyens".

 

 

 

 

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Economie

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