RTBFPasser au contenu

Belgique

"Non, les villages de la côte belge ne seront pas inondés"

"Non, les villages de la côte belge ne seront pas inondés"
10 avr. 2015 à 14:42 - mise à jour 11 avr. 2015 à 07:282 min
Par Laurent Henrard

"En aucun cas, les villages de Nieuport et La Panne seraient inondés" assure d'emblée Joachim Declerck, l'architecte qui a rédigé l'étude "Paysage côtier métropolitain 2100". Il explique que "ces villages sont construits sur une dune, c'est-à-dire une terre plus haute, et qu'il est donc très difficile d'envisager de les inonder". "Ce n'est d'ailleurs pas du tout l'idée de l'étude", précise-t-il.

Un mètre d'ici 2100

Le niveau de la mer du Nord pourrait monter d'un mètre d'ici 2100 en raison du changement climatique. "Le défi de notre étude est de voir si les investissements qu'on réalise aujourd'hui sont aussi inscrits dans une vision à plus long terme et on voit qu'il y a pas mal de projets qui sont en cours à la côte. Mais il faut une synergie pour mener à bien ces différents projets", explique Joachim Declerck. Il pointe à ce propos une spécificité de la côte belge: la ligne de béton. "Il faut protéger toute cette ligne où les immeubles ont été construits, développer un meilleur réseau de communications, renforcer les grands paysages et concentrer l'urbanisation".

Tirer profit de l'autoroute E40

L'étude met en avant l'autoroute E40 entre Ostende et la frontière française. "C'est une digue qui existe et qu'on propose de maintenir. Mais il faut être plus flexible en ce qui concerne la zone qui est située en-dessous de cette autoroute. Là, il faut que la nature reprenne ses droits. C'est là qu'on peut envisager de stocker l'eau", explique Joachim Declerck. Une grande zone naturelle verrait donc le jour du côté de La Panne, Coxyde et Nieuport. Les villages seraient préservés et ne courraient aucun risque d'inondation selon l'étude.

Deux zones distinctes

L'étude prévoit de diviser la côte belge en deux zones distinctes de chaque côté d'Ostende: plus touristique à l'ouest et plus économique à l'est. Joachim Declerck explique cette idée: "A l'ouest, on a en fait une des parties les moins urbanisées de toute la Flandre et la Belgique où on a la vallée de l'Yser qui va devoir accueillir plus d'eau. Tandis qu'à l'est, on a en fait une concentration de noyaux urbains qui fonctionnent un peu l'un à côté de l'autre. Si on pouvait les faire fonctionner ensemble, cela donnerait un réseau urbain".

Montée des eaux : la Côte sacrifiée

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

L. Henrard

Articles recommandés pour vous