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Nombre, localisation, personnel : voici le profil des cafés et bistrots à Bruxelles

On compte officiellement plus de 1600 cafés et bars dans les 19 communes bruxelloises.

Les cafés et les bistrots de la Région bruxelloise ne peuvent plus accueillir de clients pendant un mois. Depuis ce jeudi, c’est la fermeture totale pour ces établissements, déjà fortement impactés lors du confinement du printemps dernier.

Mais combien sont-ils justement, ces établissements aujourd’hui pointés du doigt pour être à l’origine de la recrudescence des cas de coronavirus dans les 19 communes ? Une carte d’identité du café bruxellois s’impose, pour bien comprendre l’ampleur de la situation et les conséquences économiques des décisions régionales de ce mercredi.

Les cafés bruxellois ont fermé hier soir

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Combien sont-ils ?

Un premier chiffre tout d’abord, celui de la Fédération Horeca Bruxelles. Fabien Hermans, son porte-parole, nous indique que "501 bars, cafés et bistrots sont membres de notre fédération. Ces 501 établissements comptent au minimum un salarié".

Mais ce chiffre ne correspond pas à la réalité. Tous les établissements ne sont pas membres de la fédération. Il faut donc cette fois se tourner vers Statbel, l’Office belge de statistique dont la mission est de collecter, produire et diffuser des chiffres fiables sur la société belge et notamment dans le domaine économique.

Réponse ? "Au total, il y a 1652 cafés et bars à Bruxelles", précise Statbel. Il s’agit des derniers chiffres 2019 reprenant le nombre d’établissements assujettis à la TVA. 1652 cafés et bars au total dans les 19 communes, donc, contre 3785 en Région wallonne et 8727 en Région flamande.

Les chiffres de Statbel ne tiennent pas encore compte des récentes faillites déclarées pendant et après le confinement du printemps dernier, lors de la première de l'épidémie de coronavirus.

Combien d’employés ?

L’Office belge de statistique classe les cafés et bars par nombre d’employés. 1210 n’en comptent officiellement aucun. 318 en compte entre un et quatre, 74 en compte entre cinq et neuf, 40 entre 10 et 19. Les structures plus importantes totalisent entre 20 et 49 employés et sont au nombre de 10 sur l’ensemble de la Région bruxelloise.

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Où sont-ils localisés ?

La Région bruxelloise compte plusieurs hotspots en matière de débits de boissons, des quartiers connus pour l’intense activité de leurs cafés et leur nombre. Des localisations nous viennent tout de suite à l’esprit : la place Flagey à Ixelles, le Parvis de Saint-Gilles, le Cimetière d’Ixelles près de l’ULB, le Châtelain toujours à Ixelles, la place Saint-Géry, la Grand’Place et Lemonnier/Stalingrad dans le centre, Houba de Strooper à Laeken, le Molenbeek historique…

Que disent les statistiques ? Dans quelles communes compte-t-on le plus de cafés ? Selon Statbel, c’est la Ville de Bruxelles, avec son Pentagone et ses quartiers touristiques qui en compte le plus avec précisément 457 lieux. Vient ensuite Schaerbeek (130.000 habitants, deuxième commune la plus peuplée de la Région bruxelloise après la Ville et ses 185.000 habitants) avec 214 cafés et bars.

Suivent Anderlecht (177), Ixelles (149) et Saint-Gilles (140). Les trois communes qui en accueillent le moins sont Watermael-Boitsfort (9), Woluwe-Saint-Pierre (13) et Auderghem (20).

Particularités du recensement : Saint-Josse, plus petite commune de la région en superficie (1 kilomètre carré) en compte officiellement 78 alors que Molenbeek, qui frôle les 100.000 habitants, en totalise 77.

Rappelons que les restaurants qui permettent de consommer uniquement des boissons à table ne sont pas repris dans la catégorie telle que définie par Statbel.

Qui les représentent ?

En Région bruxelloise, c’est principalement la Fédération Horeca Bruxelles, comme on l’a dit plus haut. C’est, comme se définit celle-ci, la "voix active dans la défense des intérêts du secteur et comme groupe de pression auprès des organismes politiques et sociaux".

"La Fédération Horeca Bruxelles est la seule organisation", précise-t-elle encore sur son site Internet, "qui représente le secteur Horeca (NDLR : donc aussi bien cafés, que restaurants qu’hôtels) au sein de la Commission paritaire de l’industrie hôtelière, du Fonds Social et de Garantie Horeca, du centre Horeca Formation Bruxelles, du Conseil Central de l’économie, du Conseil Supérieur des Indépendants et des PME, du SNI (NDLR : Syndicat neutre des indépendants), de VisitBrussels (NDLR : l’office régional du tourisme), de Wallonie-Bruxelles Tourisme, de l’AFSCA, d’HOTREC (NDLR : la fédération européenne de l’Horeca) et d’HONEBEL (NDLR : pour le paiement des droits d’auteur)."

La présidence de la Fédération Horeca Bruxelles, née en 1975, est assurée actuellement par Philippe Trine.

La Fedcaf, la fédération des cafés de Belgique, défend également le secteur en tant que fédérationElle se déclare "indépendante de toute autre fédération, de tout mouvement ou parti politique. Elle ne bénéficie pas de subsides car elle n’en veut pas et vit uniquement des cotisations de ses membres, ce qui renforce son indépendance."

La Fedcaf est née plus récemment, en 2011, pour protester contre l’interdiction de fumer dans les établissements. Une naissance destinée à contrer les fédérations officielles comme la Fédération Horeca (et ses branches régionales) qui avait "brillé par leur absence", déplore la Fedcaf. La présidence de la Fedcaf est assurée par Diane Delen, ex-tenancière du "Coq d’Or" à Watermael-Boitsfort.

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