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Athlétisme

Noël Lévêque : "En athlétisme, on ne peut pas travailler par groupes de 20 !"

L'athlétisme : pas par 20 !
13 mai 2020 à 16:11 - mise à jour 13 mai 2020 à 16:11Temps de lecture2 min
Par Erik Libois

Au Cercle Athlétique du Brabant Wallon, on accueille avec joie, et comme partout, la nouvelle du déconfinement et de la reprise des entraînements, dès lundi, par groupe de 20 athlètes. Mais on a même décidé d’aller plus loin que la norme de sécurité.

La notion de groupe est différente en athlétisme, par rapport à un sport collectif comme le football ou le hockey " explique Noël Lévêque, le Président du cercle nivellois. " En athlé, on travaille en plusieurs groupes d’entraînements par discipline ou par entraîneur… et si chaque groupe compte 20 personnes, ça va être la cohue sur le stade ! Nous avons plus de 850 affiliés, et tout doit s’organiser de manière rigoureuse. J’ai donc décidé que chaque groupe ne pouvait compter que 10 personnes maximum. Et nous ne travaillerons qu’avec 5 groupes à la fois, de sorte que les distances de sécurité soient respectées. "

La composition des groupes et des plages touche même parfois à l’exercice de style…

J’ai même tenu compte de la présence de frères et de sœurs qui, par définition, vivent sous le même toit et auxquels ne s’appliquent pas, ou disons moins, les règles de confinement et de distance sociale " poursuit Lévêque. " J’ai réorganisé tous les horaires de séances, j’ai dû reprogrammer les entraîneurs, et nous avons 3 fenêtres d’entraînement par jour. Evidemment, vu le nombre de nos athlètes, tout le monde devra encore un peu patienter pour avoir son nombre habituel de séances. "

Un couloir d'écart

La distanciation sportive s’applique évidemment scrupuleusement.

Pour les épreuves de sprint, nous laissons un couloir entier entre chaque athlète, soit 1,22 m. Avec les bords de couloir, on arrive au mètre cinquante exigé. Mais il y a aussi l’expiration : pour les épreuves d’endurance, nous faisons donc courir nos athlètes sur une seule ligne de front, car les gouttelettes éventuelles sont projetées vers l’arrière. Les athlètes se changent dans la tribune car les vestiaires restent fermés. Ils doivent tous venir au stade, et en repartir, avec un masque… mais la séance elle-même se fait sans masque. Sauf pour l’entraîneur qui doit le garder, car il donne en permanence des directives. "

Il a fallu aussi y voir clair dans la communication parfois hésitante du Conseil National de Sécurité.

J’ai enregistré les conférences de presse de Madame Wilmès, pour éviter les malentendus. C’était parfois un peu scabreux… alors j’ai élaboré mon propre plan de déconfinement, plus sévère d’ailleurs, pour lequel j’ai obtenu l’aval de la Commune de Nivelles et de la Police locale. Avec un plan de circulation et des attestations de trajets pour les athlètes… "

Trop tôt en forme !

Des athlètes qui vont donc enfin reprendre, lundi, l’entraînement en mode réel !

J’ai un groupe de 18 athlètes et ils n’ont pas perdu de niveau physique. Ils ont poursuivi le travail à domicile, avec du renforcement musculaire et aussi de la course de côte pour travailler leur vitesse. Mais comme il n’y aura aucune compétition avant le mois d’août, j’ai dû revoir tous les plans d’entraînement… car certains arrivaient trop tôt en forme. J’ai donc ressorti les modules de l’entraînement d’hiver pour reculer les pics de forme au mois d’août. "

Conseil national de sécurité: intégrale de la conférence de presse de ce 13 mai

Allocution complète

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