Nivelles: EASI dans le top 5 des entreprises européennes où il fait bon travailler

Image d’illustration

©GettyImages

Une entreprise belge dans le top 5 des entreprises européennes où il fait bon travailler : il s’agit de la société EASI à Nivelles. Société spécialisée dans les logiciels de gestion d’entreprise, mais aussi les infrastructures, la sécurité ou encore le "cloud computing", elle emploie plus de 350 salariés. Avec un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 50 millions d’euros et une croissance récurrente d’environ 20% par an, elle a reçu le titre de Great Place to Work.

"Great Place to Work"

Pour le CEO, Jean-François Herremans, un endroit agréable pour bosser, c’est bien plus qu’un très bon package salarial : " Aujourd’hui, on se rend compte que les employés ne travaillent plus juste pour travailler. L’idée de simplement gagner un salaire est quelque chose qui ne leur convient plus. Aujourd’hui, les employés sont à la recherche d’une vraie expérience au sein de la société. Derrière, c’est vraiment le challenge de l’employeur. Il est vraiment crucial pour nous de mettre en place tout un système qui va faire en sorte que chaque employé va se sentir bien au travail".


A lire aussi : Le télétravail laissera (encore plus) de bureaux vides à Bruxelles : "Ça pourrait poser problème"


 

Séquence "le marché matinal" sur La Première :

Actionnariat participatif

Précisément, comment fait-on pour arriver à devenir un Great Place to Work ? Chez EASI, tout commence par le recrutement de personnes qui partagent les mêmes valeurs que l’entreprise. Partage, c’est le mot-clé. "On partage nos connaissances, on partage notre envie de travailler ensemble et on partage également les ressources de la société", explique le patron de EASI. "Je pense qu’on est un des rares employeurs en Belgique à avoir un système d’actionnariat participatif qui va vraiment permettre à chaque employé de rentrer dans l’actionnariat de la société, de se sentir encore plus impliqué dans la société et de pouvoir sentir que c’est quelque part sa société."

Un employé sur trois est actionnaire de la société

Quelle partie du capital est représentée par les actionnaires salariés ? "Aujourd’hui, on a un employé sur trois qui est actionnaire de la société et 100% des actions sont détenues par des personnes qui sont actives au sein de la société", explique Jean-François Herremans. Devenir actionnaire de son employeur, de son entreprise, surtout quand il s’agit d’une PME, c’est aussi une forme de reconnaissance pour le travail des salariés. Ensemble, la centaine de salariés actionnaires de EASI contrôle environ 10% du capital de l’entreprise.

 

On ne veut pas que la société soit une somme d’individualités

La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur la manière dont cette entreprise gère ses ressources humaines ? Pendant la crise sanitaire, il a fallu passer au télétravail et s’organiser pour essayer de maintenir un lien étroit entre les salariés. C’est une des valeurs clés de l’entreprise, un lien étroit entre les salariés.

Aujourd’hui, le télétravail reste possible, mais il se limite à des projets ponctuels, un ou deux jours par semaine au maximum, parce que Jean-François Herremans veut préserver à tout prix l’ADN de EASI, qu’il résume comme ceci : " On ne veut pas que la société soit une somme d’individualités, on veut plutôt que la société continue à rester la société qu’elle est et qu’on puisse continuer à véhiculer les valeurs importantes de notre société auprès de tous nos employés. Et pour ça, c’est important que ces employés viennent dans la société, c’est important pour l’intégration de tous les nouveaux collaborateurs, qu’ils puissent également rencontrer des plus anciens. Il ne faut donc pas juste penser à l’efficacité propre du travail, mais penser à l’efficacité de toute la société ".


A lire aussi : Le télétravail est-il encore possible ? Peut-on m’obliger à revenir sur site ? Quelles conditions ? Tout savoir sur votre retour au bureau


 

Salvatore Curaba en avril 2019

Philosophie

En réalité, c’est toute une philosophie dans cette entreprise. Il y a quelques années, le fondateur de EASI, Salvatore Curaba, a ainsi renoncé à son poste d’administrateur délégué – patron, donc — parce qu’il craignait, disait-il, de devenir un frein au développement de l’entreprise, voire un facteur de démotivation. C’est une question que peu de patrons osent sans doute se poser et qu’ils auraient sans doute parfois intérêt à se poser.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous