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Newtown: il y aurait une deuxième scène de crime

Forte émotion parmi les enfants lors de la veillée de prière à Ste Rose.
14 déc. 2012 à 23:47 - mise à jour 15 déc. 2012 à 07:27Temps de lecture3 min
Par Belga News

Des parents hébétés, accrochés à leur téléphone portable, des enfants en larmes et des autorités traumatisées: la petite ville tranquille de Newtown a plongé dans l'horreur vendredi avec le massacre brutal de 20 enfants et 6 adultes dans une école primaire.

Au fil de la journée, les détails de la tragédie, ont émergé progressivement, ajoutant encore au choc, au désespoir et aussi à la nausée générale, face à ce qu'un porte-parole de la police, Paul Vance, a qualifié de "carnage".

Selon le chef de la police 18 enfants sont décédés sur place, deux autres à l'hôpital. Une blessée a survécu. Les 18 petits corps et ceux des adultes étaient toujours dans l'école vendredi soir, pour les besoins de l'enquête, le processus d'identification n'étant pas terminé. Tout le périmètre de ce secteur très boisé était bouclé par la police, avec de nombreux véhicules de pompiers.

Toute la journée, les parents se sont succédé dans la caserne de pompiers proche de l'école, où les enfants avaient été évacués. C'est là que certains ont appris la terrible nouvelle: "On n'est jamais préparé à ce genre de choses", a commenté le gouverneur Dan Malloy.

Des informations encore imprécises font état d'une deuxième scène de crime : la mère du tueur pourrait avoir été tuée à son domicile et non dans l'école, où elle travaillait, contrairement à ce que les médias américains annonçaient vendredi soir.

Toujours pas de détails sur la mort du tueur

Le tueur, un jeune homme selon les médias américains, est mort dans l'école, a précisé la police, sans préciser les circonstances de sa mort.

Selon des témoignages de parents et du personnel de l'école, une centaine de coups de feu ont été tirés et la directrice de cette école pour enfants de 5 à 10 ans, Dawn Hochsprung, fait partie des victimes.

Brendan Murray, un petit élève d'environ 8 ans a expliqué sur CNN qu'avec ses camarades ils avaient entendu des cris dans la matinée. On nous a dit "trouvez un endroit sûr, et on s'est caché dans les placards du gymnase", a-t-il expliqué. "Puis la police a dit 'on est en train d'évacuer, vite, vite'".

Manifestants devant la Maison Blanche

Cinquante à cent personnes manifestaient devant la Maison Blanche vendredi soir pour réclamer au président Barack Obama de réguler la circulation des armes à feu. "Protégez nos enfants, interdisez les armes maintenant", et "Monsieur le président, nous prions pour que vous agissiez", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants. D'autres tenaient des bougies allumées.

"Nous pensons que notre président est le leader de notre pays, nous pensons que le président est un homme sage. Nous voulons du leadership et nous voulons de l'action" sur le contrôle des armes pendant son second mandat, qui commence en janvier, a déclaré le révérend Michael McBride, militant anti-armes à feu.

Des membres de la "Coalition to Stop Gun Violence" étaient également présents pour faire passer leur message au président, notamment par des chants et à l'aide de bougies. Plus tôt vendredi, le président Obama, maîtrisant à grand peine ses larmes, avait appelé à prendre des "actions significatives" pour empêcher à l'avenir des fusillades comme celle qui a coûté la vie à 27 personnes, dont 20 enfants, dans une école du Connecticut.

"Assez de rhétorique" pour le maire de New York

L'appel du président Obama pour des "actes significatifs" ne convainc pas le maire de New York, Michael Bloomberg. "Nous avons déjà entendu assez de rhétorique. Ce que nous n'avons pas encore vu, c'est du leadership", a déclaré le maire de la ville qui milite depuis des années pour une législation relative aux armes à feu plus stricte.

"Après Columbine, on nous a dit qu'il était trop tôt pour parler des lois relatives aux armes. Nous l'avons encore entendu après les drames de Virginia Tech, Tucson, Aurora et Oak Creek. Et nous l'entendons encore aujourd'hui", a indiqué le maire dans un communiqué. "Mais chaque jour que nous attendons, 34 personnes sont tuées par armes à feu."

Michael Bloomberg est co-président de "Mayors Against Illegal Guns", une coalition de plus de 600 maires américains qui demandent une législation plus stricte quant aux armes. "Nous n'avons pas encore vu de leadership dans ce domaine. Ni de la part de la Maison Blanche, ni de la part du Congrès. Il faut y mettre un terme aujourd'hui".

Michael Bloomberg demande au président de présenter un projet de loi au Congrès.

Depuis 1966, il y a eu 115 tueries en milieu scolaire aux Etats Unis. Mais c'est la première fois qu'une école élémentaire est visée.

Belga

 

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