Neuf personnes rapatriées de Chine dont 7 Belges en quarantaine à l'hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek

03 févr. 2020 à 12:07 - mise à jour 03 févr. 2020 à 12:19Temps de lecture2 min
Par Pascale Bollekens

Sept ressortissants belges et deux membres de leur famille, arrivés en provenance de Chine dimanche soir à Melsbroeck ont passé leur première nuit à l’hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek.

A l’isolement pour 14 jours, le temps d’incubation du coronavirus, les 9 personnes ont préféré quitter le foyer de l’épidémie vu la rapidité de propagation du virus.

Koen Bronselaer, le coordinateur médical du rapatriement, explique qu’il les a vus, chacun à leur tour, au moment de leur descente de l’avion. Ils sont tous très fatigués, certains plus que d’autres ont été examinés de plus près mais aucun d’entre eux ne présentait de symptôme suspect : "Ils étaient plutôt contents de rentrer même si la fatigue était importante après 24 heures d’un voyage aux circonstances un peu particulières et après plusieurs jours de confinement sur place."


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Prise d’échantillons et quarantaine par précaution

Après avoir reçu à manger et à boire, ils ont pris rapidement un bus en direction de l’hôpital. Là, une aile entière leur a été réservée pour éviter tout contact avec d’autres personnes. Chacun y a sa chambre.

Le coordinateur médical ajoute : "Nous allons prendre des échantillons nasaux pour savoir s’ils sont positifs ou négatifs au coronavirus. Ensuite, le comité scientifique donnera un avis et des recommandations à suivre pour la suite de la quarantaine. Ces premiers tests seront analysés au centre belge de référence des Coronavirus à la KUL, les résultats devraient être connus dans quelques heures."

Pas des vacances mais pas non plus la prison

Durant leurs 14 jours d’isolement, ces "patients pas comme les autres" pourront avoir des contacts avec leurs proches mais aucun contact physique, uniquement par téléphone ou par internet.

Parmi ces Belges rapatriés, il y a une journaliste correspondante de la VRT Leen Vervaeke, que nos confrères de la télévision flamande ont contactée à l’hôpital militaire : "Nous avons été amenés un par un dans chambres, on a ensuite eu un entretien avec un médecin et puis on a pu se reposer. Pour le moment nous sommes en phase 1 de la quarantaine, nous aurons un test dans la journée et en attendant, nous sommes obligés de rester dans nos chambres. Dans quelques heures, nous aurons les résultats et s’ils sont négatifs (..) nous pourrons marcher dans les couloirs et aller dans des salles communes."

Des tests pourront effectivement être menés à plusieurs moments, pour s’assurer qu’il n’y a pas eu de contaminations. C’est le comité scientifique qui décidera de la date de sortie de quarantaine en fonction de l’évolution de leur état de santé.

Certains pourraient, par exemple, être interdits de vivre et de rester dans leur chambre avec le reste du groupe. Autrement dit, ce ne seront pas des vacances mais pas non plus de la prison.


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Si un test devait s’avérer positif, la personne sera directement isolée des autres avant d’être transférée dans un de nos hôpitaux de référence comme l’hôpital Saint Pierre de Bruxelles ou l’hôpital universitaire d’Anvers. Le coordinateur n’a pas eu d’informations sur d’autres rapatriements de ressortissants belges.

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