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Néonatalité: des webcams pour réconforter les parents

Néonatalité: des webcams pour réconforter les parents
26 avr. 2013 à 06:351 min
Par Colette Jaspers

Il n'y a rien de mieux que les les bras des parents. Mais les webcams devraient permettre de maintenir le lien verbal et visuel lorsque l'on ne peut pas venir voir son bébé. Cela ne remplacera jamais la présence des parents et le personnel infirmier y veillera. Mais elle pourra aider à supporter certains moments difficiles à vivre.

Une dizaine de webcams devraient être installées, d'ici quelques mois, dans les centres de néonatalogie des hôpitaux de la région namuroise et même un peu au-delà : Ottignies, Auvelais, Saint-Elisabeth, le CHR de Namur, Marche en Famenne et Dinant.

Ces webcams seront autofinancées par l'Asbl Prema Namur. La présidente est Helène Delcourt, une infirmière qui fut l'une des pionnières dans l'installation du centre néonat du CHR. Elle-même maman de quatre prématurés, il y a 30 ans, elle sait combien ces naissances sont difficiles à vivre : "Moi j’ai reçu ma petite fille par le passe-plat du centre néonatal, quand elle est sortie après trois mois d’hospitalisation. On m'a simplement dit : voila, votre fille peut rentrer à la maison".

Aujourd’hui, les choses ont bien évolué en néonatalogie, explique Elizabeth Henrion, pédiatre au MIC, centre néonatal du CHR Namur.

"Il y a la douleur de la séparation, tout ce que l’on peut apporter en plus qui peut créer du lien, c’est quelque chose de positif. L’an dernier, un papa n’a pas pu voir son bébé pendant quatre-cinq jours, on voyait la souffrance de ce papa et on se dit que dans ces cas-là si l’on pouvait avoir quelque chose pour apaiser la détresse des parents. Il y a aussi des mamans qui ne peuvent pas venir parce qu’elles sont un peu moins bien ou dans un autre hôpital. Quand il n’y a pas moyen d’avoir un lien physique, au moins voir son bébé, au moins pouvoir lui parler, parce que ces webcams seront équipées de micros, c'est une très bonne chose".

Mais il est hors de question que ce soit une surveillance 24h/24 et encore moins un moyen de contrôle du travail des infirmières. Au Québec et en Flandre, cela existe déjà depuis longtemps et donne, en tout cas, pleine satisfaction.

Colette Jaspers avec Sonia Boulanger

 

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