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Namuroise depuis 26 ans, la Britannique Sarah Crew suivra les funérailles de la Reine à la télévision

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Sarah Crew vit à Bouge depuis 26 ans avec sa famille. Cheveux blonds et regard rieur, la citoyenne britannique n’a jamais réussi à gommer son accent "so british". Ce lundi, depuis son domicile namurois, elle entrera en communion avec son peuple. La télévision restera branchée sur la BBC pour suivre les funérailles d’Elizabeth II, non sans émotion.

Le cœur à Londres

Après presque trois décennies en Belgique, Sarah Crew n’a plus vraiment le mal du pays. Pourtant, ce lundi, jour de deuil national outre-Manche, son cœur penchera plutôt du côté la Grande-Bretagne : "En 1981, j’étais étudiante et nous avons participé à la liesse populaire à l’occasion du mariage du prince Charles et de la princesse Diana. On avait besoin de participer à l’événement et je crois que ce sera un peu la même chose aujourd’hui", explique cette journaliste, éditrice responsable du journal The Bulletin.

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Ce qui frappe cette Anglaise, c’est le séisme mondial provoqué par le décès de celle qui a régné sur le Royaume-Uni pendant 70 ans : "C’est normal pour les Britanniques… Mais de voir la réaction internationale, ça reste quand même une surprise. On ne s’attendait pas non plus à tant de foule, venue se recueillir devant le cercueil."

Comme des milliers de téléspectateurs à travers le monde, Sarah ne lâchera pas sa télécommande ce lundi, curieuse de découvrir l’organisation de cet hommage mondial : "En Angleterre, on sait qu’on fait les choses en grande pompe. Donc ça reste intéressant de voir le strict respect des traditions, le côté politique et diplomatique aussi. Je me réjouis de voir tous les dignitaires réunis à cette occasion. Je pense que c’est, sans doute, la dernière fois qu’on assiste à des funérailles de cette ampleur-là", remarque la journaliste.

Monarchistes ou républicains, la Reine fait l’unanimité

Au sein de la communauté des expatriés britanniques, tout le monde n’est pas fan des Windsor. Pourtant, le décès de la reine Elizabeth II marque les esprits.

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"C’est toujours intéressant de voir la réaction des gens : il y a les nostalgiques qui sont souvent emportés par des émotions encore plus fortes et pour d’autres plutôt républicains, j’ai pu remarquer qu’ils étaient, malgré tout, marqués par l’événement, impressionnés par l’émotion collective. On sent qu’il y a un besoin de marquer cet événement", conclut la journaliste.

Le journal The Bulletin, qui s’adresse à aux communautés anglo-saxonnes vivant en Belgique, célèbre son soixantième anniversaire à la fin de la semaine.

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