RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions

Namur : les travailleuses titres-services et à domicile ne savent plus assurer leur métier

Ce vendredi 29 avril, la FGTB Horval a organisé une action devant le Cabinet de Christie Morreale, ministre wallonne de l’Emploi, pour dénoncer l’utilisation du véhicule privé par les travailleuses de ces secteurs… Particulièrement en cette période de cri

Pour ces femmes, la voiture est un véritable outil de travail. Tous les jours, les travailleuses à domicile arpentent la Belgique avec leur véhicule privé pour pouvoir exercer leurs missions quotidiennes et gagner leur vie… Aujourd’hui, au vu de la hausse des prix, et en particulier de ceux des carburants, leur portefeuille ne suit plus.

Ce 29 avril, la FGTB Horval a organisé une action devant le Cabinet de Christie Morreale, ministre wallonne de l’Emploi, pour dénoncer l’utilisation du véhicule privé par les travailleuses de ces secteurs… Particulièrement en cette période de crise.
Ce 29 avril, la FGTB Horval a organisé une action devant le Cabinet de Christie Morreale, ministre wallonne de l’Emploi, pour dénoncer l’utilisation du véhicule privé par les travailleuses de ces secteurs… Particulièrement en cette période de crise. Rudy Hermans

Obligées de se mettre en arrêt parce qu’elles ne savent plus faire le plein

Ces travailleuses déplorent le fait de devoir mettre quotidiennement de leur poche pour travailler, une pratique qu’elles ne tolèrent plus. La conjoncture actuelle renforce leur mécontentement : l’envolée des prix de l’énergie entraîne une augmentation inévitable des frais de déplacements, et a des répercussions sur leur pouvoir d’achat. Leur salaire ne leur permet plus d’assurer le nombre de kilomètres qu’elles doivent effectuer dans le cadre de leur profession, tant pour se déplacer chez les bénéficiaires que pour les conduire à des rendez-vous médicaux ou autre. Par conséquent, de nombreuses femmes se voient dans l’obligation de devoir faire des choix difficiles en fin de mois, voire de se mettre en arrêt parce qu’elles n’ont plus les moyens de faire le plein de leur véhicule. "À partir du 20 de chaque mois, nous surveillons nos dépenses. Plus question de faire des sorties extraordinaires ou de s’octroyer des petits plaisirs : ce n’est que de l’essentiel. Ne plus être en mesure de fournir ce dont nos enfants ont besoin, c’est très difficile…" confie Nancy Anselin, travailleuse titres-services.

Une discussion remise à demain

Ce vendredi 29 avril, la FGTB Horval (qui s’occupe à la fois du secteur de l’Aide à domicile et du secteur des Titres-services) a organisé une action devant le Cabinet de Christie Morreale, ministre wallonne de l’Emploi. "Dans des secteurs largement subventionnés par la Région wallonne, il est anormal que ce soient les travailleuses qui doivent payer leur outil de travail. Je suis conscient que nous n’obtiendrons pas de véhicule de fonction pour chacune d’entre elles. Ce que nous demandons, c’est une discussion avec le cabinet pour réduire la charge financière de ces travailleuses et les protéger." insiste Tangui Cornu, co-président de la FGTB Horval. Le cabinet estime que le gouvernement wallon a déjà apporté son aide au secteur non-marchand, et que le gouvernement fédéral a récemment débloqué 30 millions d'euros pour aider les travailleurs qui se rendent sur leur lieu de travail en voiture. Par conséquent, la ministre suggère plutôt aux employées et à leurs employeurs de trouver des pistes de solutions concrètes qu’ils pourront ensuite lui soumettre.  

Ces travailleurs déplorent le fait de devoir mettre quotidiennement de leur poche pour travailler. L’envolée des prix de l’énergie entraîne une augmentation inévitable des frais de déplacements, et a des répercussions sur leur pouvoir d’achat.
Ces travailleurs déplorent le fait de devoir mettre quotidiennement de leur poche pour travailler. L’envolée des prix de l’énergie entraîne une augmentation inévitable des frais de déplacements, et a des répercussions sur leur pouvoir d’achat. Rudy Hermans

Certaines travailleuses estiment travailler à perte, et d’autres craignent de ne plus pouvoir assurer la totalité de leurs services.

Sur le même sujet

Titres-services : les aide-ménagères approuvent l'accord social

Belgique

Titres-services : les entreprises d'insertion wallonnes se démarquent de Federgon

Belgique

Articles recommandés pour vous