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Namur: 270 abribus renouvelés, financés à 100% par les revenus de la publicité

L'un des 270 nouveaux abris situé rue de la Tour à Namur

© Nicolas Lejman - RTBF

08 sept. 2021 à 13:31Temps de lecture2 min
Par Nicolas Lejman

La Ville de Namur, le TEC et la société Clear Channel Belgium ont inauguré ce mardi de nouveaux abris aux arrêts de bus de la capitale wallonne. De couleur plus foncée que les précédents, ces abris sont présentés comme plus robustes et plus accueillants pour les voyageurs : "Une dame nous a par exemple remercié pour avoir installé une lampe sur ce nouveau modèle, elle trouvait cela beaucoup plus rassurant une fois la nuit tombée" s'est ainsi enthousiasmé Jan De Moor, le CEO de Clear Channel Belgium.  

Pour Stéphane Thiery, directeur marketing du TEC, ces aubettes de nouvelle génération devraient contribuer à améliorer le confort des usagers namurois : "Vous savez, le TEC traverse la ville mais il traverse aussi la vie de ses voyageurs, il est fondamental d'accompagner l'expérience de l'utilisateur à toutes les étapes de son parcours. Et quand on est à l'arrêt et qu'on attend son bus, on veut savoir s'il sera à l'heure, on doit pouvoir s'abriter, ça doit être confortable. Eh bien, ces nouveaux abris font partie de cet accueil que nous souhaitons plus professionnel et plus qualitatif auprès de nos voyageurs." 

Qui va financer cette opération ?

Ni la Ville ni le TEC ne débourseront le moindre euro pour cette opération. C'est Clear Channel Belgium qui prendra en charge l'entièreté des frais d'installation des 270 nouveaux abribus (environ 3 millions d'euros) mais aussi l'entretien pendant 15 ans des plus de 440 abris répertoriés sur le territoire communal, parmi lesquels donc un certain nombre d'anciens modèles qui ne seront pas renouvelés. En contrepartie, Clear Channel pourra les exploiter commercialement et tirer des revenus de la location des espaces publicitaires. 

Alors que le débat refait régulièrement surface à propos de la publicité dans l'espace public, les autorités namuroises n'auraient-elles pas pu assumer seules cette dépense, sans dépendre de l'argent des annonceurs ? "Les perspectives financières de la Ville de Namur ne le permettent tout simplement pas" explique d'emblée le bourgmestre Maxime Prévôt, "Ce serait incohérent par rapport à l'usage des deniers publics, alors que nous avons ici un marché qui permet qu'une entreprise privée finance l'intégralité".

Afin de ne pas augmenter le nombre de publicités dans les rues de Namur, la Ville aurait tout de même fixé ses limites. Ainsi, sur les 270 nouveaux abris, seuls 150 pourront être agrémentés de "pubs", tout en garantissant encore une marge bénéficiaire à l'opérateur privé : "Pour limiter l'empreinte publicitaire dans l'espace public, nous n'avons pas souhaité élargir le nombre de panneaux sur le territoire communal, malgré les demandes formulées" se félicite le bourgmestre tout en restant lucide, "Mais nous n'avons pas pu non plus radicalement faire une croix dessus. C'est une opération qui permet à la fois de rendre un service public de qualité en préservant les finances communales et en limitant l'impact publicitaire dans notre ville."

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