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Municipales en France: lourde défaite du PS, quels enseignements en tirer ?

Municipales en France: lourde défaite du PS, quels enseignements en tirer ?
31 mars 2014 à 04:55 - mise à jour 31 mars 2014 à 14:04Temps de lecture2 min
Par Adrien de Callataÿ

Ce lundi matin, c'est un concours de superlatifs dans la presse française: "Vague bleue" pour le Figaro, "Punition pour François Hollande" pour Libération. Une claque monumentale pour les éditorialistes. Tout le monde est d'accord sur un point: le PS sort laminé de ce scrutin. La gauche a perdu 155 villes de plus de 90 000 habitants. Des villes importantes comme Toulouse, Reims, Pau ou Saint-Etienne et des villes symboles comme Quimper ou Limoges, à gauche depuis plus de 100 ans.

Celle qui tire les marrons du feu, c'est la leader frontiste Marine Le Pen: l'extrême-droite va gérer une dizaine de villes. C'est du jamais vu. Le Front national gagne onze villes, dont Béziers et Fréjus... mais échoue à emporter Perpignan. Reste au total un mouvement de balancier d'une grande violence pour la majorité qui paie de surcroît son incapacité à s'adresser aux abstentionnistes dans l'entre deux tours… quand la droite, elle, était ultra mobilisée: les électeurs de l'opposition ont été 10% de plus que ceux de gauche à se déplacer.

L'UMP pavoise. Et dans la majorité, plus personne pour le nier: il s'agit d'une défaite sévère qui devrait être suivie d'une suivante. En septembre prochain, le Sénat va sans doute revenir à droite.

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Et maintenant ?

François Hollande sait qu'il doit donner un signer fort, montrer à l'opinion qu'il a entendu le message des urnes. Il doit démontrer aussi à son propre camp qu'il a pris la mesure du désaveu. Beaucoup de députés déclaraient en effet ce dimanche ne plus être sûrs de voter la confiance au nouveau gouvernement qui s'annonce. Car ça semble désormais acquis après une défaite de cette ampleur: Jean-Marc Ayrault ne peut plus rester à Matignon. Manuel Valls est d'ailleurs déjà entré en campagne pour lui succéder. Et les ennemis du ministre de l'Intérieur font, eux, savoir qu'ils ne veulent pas de lui.

Bref, François Hollande va sans doute devoir réagir très vite, faire acte d'autorité pour faire taire les dissensions. Nouveau premier ministre, nouveau gouvernement sans doute plus resserré avec des personnalités d'expérience. On parle beaucoup du retour de Ségolène Royal ou de Bertrand Delanoë. Il faudra ensuite que François Hollande explique ses choix et montre la nouvelle direction dans une intervention télévisée.

RTBF

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