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MSF fermera bientôt son centre d'accueil pour MENA à Bruxelles

Le centre d'accueil pour mineurs étrangers non accompagnés de MSF fermera ses portes le 15 juillet
04 juil. 2022 à 06:41Temps de lecture2 min
Par Philippe Carlot avec Belga

Le centre d'accueil pour mineurs étrangers non-accompagnés (MENA) géré à Bruxelles par Médecins sans Frontières (MSF) en partenariat avec la Plateforme Citoyenne, SOS Jeunes et Caritas fermera ses portes le 15 juillet prochain faute d'accord sur une potentielle reprise par les pouvoirs publics, indique lundi l'ONG dans un communiqué.

Le projet, qui avait vu le jour au mois d'octobre 2021 pour répondre au nombre croissant de mineurs en transit à la recherche d'un hébergement et au manque de structures adaptées pour accueillir ce public particulièrement vulnérable, aura permis d'accueillir plus de 250 jeunes et de leur offrir une protection et un accompagnement adapté durant la période hivernale, souligne l'ONG pour qui le projet répondait d'abord à un besoin humanitaire.  

 

Un projet utile selon MSF

"L'utilité de ce dernier a été unanimement reconnue et de réelles avancées ont été réalisées afin de faire reprendre le projet par les autorités. Cependant, et malgré les efforts fournis par les différents acteurs impliqués, une date de reprise n'a pas encore pu être fixée", déplore MSF qui se dit toutefois convaincu qu'une solution pérenne verra le jour "au vu des discussions en cours et du soutien des partenaires du monde associatif et institutionnel."  

L'ONG souligne par ailleurs que "le projet aura permis de mettre en lumière l'existence de ce public souvent invisibilisé et vivant sans solution d'hébergement, ni accompagnement adéquat". Originaires principalement de la Corne de l'Afrique, ces jeunes ont vécu un parcours migratoire difficile, ponctué par les violences, la privation et les abus en tout genre, rappelle encore MSF.  

Le dispositif mis en place par l'ONG et ses partenaires a ainsi mis en lumière qu'un enfant sur cinq souffrait de malnutrition modérée et que 91 % de ces jeunes souffrant de malnutrition présentaient également des symptômes dépressifs ou d'autres pathologies physiques ou psychiques. Les consultations médicales ont permis, en outre, de relever que 30% des jeunes hébergés souffraient de la gale et 50% présentaient des signes de violence ou des cicatrices sur le corps. Par ailleurs, 17% des jeunes examinés souffraient de maladies vénériennes qui pourraient résulter de violences basées sur le genre, souligne l'ONG.
 

Sur le même sujet : Extrait JT (15/04/2022)

Belgique: Manque de tuteurs pour les MENA

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