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Mouscron : un bénévole fait revivre le cimetière pour animaux

Des tombes fleuries pour la Toussaint

© S. Vandreck

31 oct. 2017 à 05:51Temps de lecture2 min
Par Stéphanie Vandreck

A quelques pas du cimetière communal du Mont-à-Leux, se cache un lieu de recueillement unique dans la région. Yves Gobyn-Degraeve a repris il y a un an et demi la gestion et l’entretien du cimetière pour animaux. Il l’a rebaptisé "Montaloup", en clin d’œil au nom du quartier. L’endroit ressemble plus à un jardin qu’à un cimetière classique: une grande pelouse, quelques arbres, des rosiers, un étang et les chants des oiseaux. "En été, c’est vraiment un endroit très reposant, raconte-t-il. Ce n’est pas morbide. C’est un lieu de paix". 

Yves Gobyn-Degraeve a repris en charge l'entretien du cimetière

Une quinzaine de tombes toujours fleuries

Une centaine de tombes y ont été aménagées depuis une quinzaine d’années : elles abritent les dépouilles d’animaux de compagnie, des chiens, des chats… "L’an dernier, nous avons même procédé à l’enterrement d’un lapin". Car depuis que ce retraité a repris les choses en main, ce lieu s’est remis à vivre, comme tout cimetière: trois enterrements ont eu lieu l’an dernier et régulièrement, des propriétaires viennent fleurir la tombe de leur animal ou y déposer de petits souvenirs. "J’ai pris contact avec ces personnes. Elles sont une quinzaine à manifester à nouveau de l’intérêt pour ce cimetière depuis qu’elles voient qu’il est mieux entretenu". Le cimetière avait été laissé à l’abandon depuis le décès du bénévole qui s’en occupait. "Les scouts ont à un moment entrepris de nettoyer les lieux. C’était très bien fait, mais il n’y a malheureusement pas eu de suite. En septembre de la même année, tout était à nouveau dans le même état. J’ai donc pris mon courage à deux mains avec ma tondeuse et ma tronçonneuse", se rappelle Yves Gobyn-Degraeve.

Un lieu paisible qui ressemble plus à un jardin qu'à un cimetière
Un lieu paisible qui ressemble plus à un jardin qu'à un cimetière S. Vandreck

Je ne fais pas ça pour l’argent

Un entretien qui a un coût pour le bénévole, c’est pourquoi une participation d’une soixantaine d’euros par an est demandée aux familles. "Après, la personne fait ce qu’elle veut: certains mettent une pierre tombale de plusieurs centaines d’euros, mais d’autres se contentent d’une simple dalle de béton. La seule obligation: que ce soit plat".  La Région Wallonne interdit en effet qu’on érige des monuments, comme dans les cimetières classiques. "Je ne fais pas ça pour l’argent, insiste cet ancien responsable de la SPA de Mouscron, je le fais juste pour que ça reste fleuri et entretenu. Quand on regarde toutes ces tombes avec les fleurs de Toussaint, je trouve ça beau". Il espère aussi que d'autres bénévoles viendront lui prêter main forte. Sa seule inquiétude: que le terrain privé qu'occupe ce cimetière soit un jour vendu.

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