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Morrissey et les services secrets

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19 déc. 2017 à 12:202 min
Par François Saint-Amand

Morrissey a affirmé qu'il avait été interrogé par les services secrets américains après avoir décrit Donald Trump comme une "vermine qu'il serait prêt à tuer", relate le NME.

Ces propos ont émergé à l'origine dans une interview controversée avec l'hebdomadaire allemand Der Spiegl, dans laquelle les commentaires tenus par l'ex-Smiths sur Trump, et sur les accusations d'harcèlement sexuel de l'acteur Kevin Spacey, ont fait récemment les gros titres des journaux.

Lorsqu'on lui a demandé: "s'il y avait un bouton ici sur lequel il suffisait de pousser pour que Trump tombe raide mort, appuieriez-vous dessus ou pas?" Morrissey a répondu: "Je le ferais, pour la sécurité de la race humaine. Ce n'est pas pour mon opinion personnelle par rapport à son image, sa vie ou sa famille, mais dans l'intérêt de la race humaine. Je pense qu'il représente un terrible, terrible fléau", aurait-il dit.

Désormais, il a sorti une nouvelle vidéo de huit minutes pour répondre à ces critiques, et a expliqué comment les services secrets l'ont interrogé lors d'une tournée américaine récente.

"Comme avec Der Spiegl, j'ai été contre-interrogé par les services secrets américains, qui étaient très, très gentils. Et je comprends leur position. Cela s'est très bien passé, et ils m'ont assuré qu'ils n'avaient aucun motif de préoccupation. Mais c'était en résultat direct de l'affaire avec Der Spiegl que j'ai été contre-interrogé, ce qui est très, très triste", a-t-il confié.

"Alors félicitations, Der Spiegl. Vous avez réalisé tout ce que vous aviez décidé de faire. Je ne sais vraiment pas si je peux à nouveau entrer librement aux États-Unis. Je dois attendre et voir si je peux rentrer dans ce pays", a ajouté Morrissey.

Il a également accusé le journal allemand d'avoir prétendu qu'il aurait défendu des délinquants sexuels après que Der Spiegl ait dévoilé l'audio brut de l'interview pour soutenir leurs réclamations. "Soudain, je sympathisais avec le harcèlement sexuel. Je sympathisais apparemment avec la pédophilie, je sympathisais avec le viol, je sympathisais avec tout ce qui pouvait persuader n'importe qui sur la planète d'arrêter de m'écouter", a-t-il pesté.

"Bien sûr, aucune de ces hypothèses n'est vraie. Je ne sympathise pas avec quelque chose comme ça. Vous pouvez l'entendre dans le ton de ma voix..." a déclaré le chanteur britannique.

Morrissey's December Speech - 2017

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