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Economie

Moins de demandes d’interventions auprès de l’ombudsman en 2021 malgré les inondations

14 juin 2022 à 07:26Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Sandro Faes Parisi

En 2021, l’ombudsman des assurances a reçu 7299 demandes d’intervention, ce qui représente une baisse de 4% par rapport à 2020, et ce malgré les demandes liées aux importantes inondations du mois de juillet, a annoncé le service de médiation dans la publication de son rapport annuel mardi. Au 1er juin 2022, l’ombudsman n’a reçu "que 274 demandes" à ce sujet. "Au regard du grand nombre de sinistrés, les plaintes adressées à l’ombudsman restent limitées", a-t-il précisé.

Les réclamations reçues à la suite des intempéries concernaient principalement "des refus d’intervention, par exemple, pour une clôture ou une piscine qui sont parfois exclues de la couverture contre les catastrophes naturelles", a souligné l’ombudsman. "Dans d’autres cas, les consommateurs ont également déploré un manque d’information ou une absence de réaction."

La plus grande partie des demandes d’interventions concernait les assurances incendies (1335 demandes, +20% par rapport à 2020), suivi des assurances auto (1031, -5%) et les assurances maladie (962, -9%).

L'ombudsman a pu trouver une solution dans 59% des cas examinés, sur les 7299 demandes d’intervention en 2021.

Bien que l’épidémie ait perdu du terrain par rapport à 2020, l’ombudsman des assurances a tout de même reçu 119 plaintes en lien avec le coronavirus, a-t-il indiqué par ailleurs.

 

"L’accès au métier d’expert n’est pas protégé"

Parmi les autres points soulevés par l’ombudsman dans son rapport annuel, l’un d’entre eux concerne l’intérêt de moderniser l’assurance incendie. "La mise en place d’un cadre bien défini lors de l’ouverture d’un dossier, la description précise du rôle de l’expert et un langage clair dans les conditions générales peuvent constituer un premier pas", a-t-il développé.

Le service de médiation plaide également pour une clarification concernant l’assurance protection juridique. "Depuis l’entrée en vigueur de la loi Salduz, une personne auditionnée a le droit d’être assistée par un avocat. Cependant, tous les contrats d’assurance protection juridique ne précisent pas si les honoraires de l’avocat sont pris en charge pendant les phases d’information et d’instruction. L’ombudsman plaide pour que les contrats d’assurance soient clairs sur la couverture de ces frais de défense."

L’ombudsman formule aussi comme chaque année des recommandations. L’une d’entre elles concerne l’importance de réglementer la profession d’expert en assurance incendie. "Actuellement, l’accès au métier d’expert n’est pas protégé et aucune règle ne prévoit comment les rapports doivent être rédigés ou s’ils doivent être communiqués au consommateur. L’Ombudsman plaide pour que la profession d’expert et sa mission soient davantage encadrées. À ce titre, la création d’une union professionnelle ou d’un institut pour les experts en assurance incendie pourrait s’avérer utile."

Sur le même thème : Extrait JT (20/05/2022)

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