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Moins chaud ou plus cher ? La hausse du prix des énergies impacte les piscines publiques

A Liège, rien ne change pour l'instant à la piscine Jonfosse.

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07 sept. 2022 à 10:59Temps de lecture2 min
Par Maxime Dumoulin (avec M. Lehnertz)

Les coûts explosent, alors comment les alléger ? Certaines entités ont décidé de baisser la température des bassins. D’autres ont opté pour l’augmentation du prix d’entrée.

Chauffer une piscine publique, ça consomme. Et ça, les villes et communes le savent. Dans un budget énergétique, c'est souvent le plus gros poste. C'est encore plus vrai dans ce contexte de crise.

 

Température diminuée à Ans et Embourg

À Ans, la jeune piscine inaugurée en 2014 coûte de plus en plus cher. À l'époque, le gaz était privilégié pour chauffer l'eau. Mais ça, c'était avant. Philippe Saive, échevin des sports de la commune : "On ne pouvait pas imaginer qu’on allait avoir une telle crise au niveau mondial".

La commune a réagi. Dorénavant, la piscine sera un degré plus froide, histoire d'économiser quelques % sur la facture. Philippe Saive ne compte d’ailleurs pas s'arrêter là : "On étudie toutes les possibilités pour adapter et diminuer encore la facture parce que, à terme, cela va devenir intenable de laisser la piscine ouverte bien évidemment".

Un demi-degré peut représenter 3 à 4 % d’économie d’énergie.

Pour l'instant, pas touche au tarifLe temps de voir venir... Et l’échevin des sports d’Ans d’ajouter : "Je ne sais pas si cette position-là va pouvoir être tenable à terme".

À Embourg, pour la commune de Chaudfontaine, la température a également diminué d'un degré.

Prix d'entrée augmenté à Neupré

À Neupré, la commune fait tout l'inverse. L'entrée à la piscine communale chauffée au mazout voit ses tarifs augmenter.

"Une piscine publique comme la piscine de Neupré, explique Charles-André Verschueren, Échevin des sports, c’est un peu près 80.000 litres de mazout par an. Au mois de janvier ou de février, quand il fait très froid, ce sont presque 500 litres de consommation de mazout par jour. Pour faire face à cette augmentation des coûts, on avait deux possibilités : diminuer les dépenses et les consommations énergétiques ou augmenter les recettes. On a fait le choix de travailler sur le prix et pas sur le subside communal. Le prix d’une entrée publique est de 3.90 euros alors qu’il était de 3.5 euros par le passé".

La volonté est de conserver un certain confort pour les clients. On laisse la piscine à 28°.

"On a déjà fait des tests, étaye l'échevin. Quand on veut diminuer la température sans en informer les gens, ne serait-ce que d’un demi-degré, on reçoit des coups de téléphone de la part de dizaines de gens qui se plaignent. Un demi-degré peut représenter 3 à 4 % d’économie d’énergie. C’est très peu par rapport à l’augmentation des prix qu’on a connu et cela a un impact sur le confort d’utilisation".

Indécision à Liège

À Liège, rien ne change pour l'instant pour les deux piscines de la ville. Des décisions seront cependant prises prochainement.

Focus : l'avenir des piscines face à la hausse du prix de l'énergie

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