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Mobilisation des chauffeurs de taxis devant le parlement bruxellois

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03 déc. 2021 à 11:11Temps de lecture2 min
Par Belga
Une centaine de chauffeurs de taxis, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, se sont rassemblés vendredi à compter de 09h00 devant le parlement bruxellois, en marge de la séance plénière qui a traité du projet d'ordonnance dite "Sparadrap" pour les travailleuses et travailleurs liés à la plateforme Uber.

Les voitures se sont garées dans les rues du Lombard, Duquesnoy et Infante Isabelle. Après 09h00, des chauffeurs à pied ont bloqué la circulation à hauteur de la place Saint-Jean, près du parlement bruxellois. Une déviation a été mise en place quelque temps pour les bus. Leur circulation a pu reprendre un cours normal vers 09h50.

Les chauffeurs ont ensuite mis en place un barrage filtrant laissant passer certains véhicules, dont ceux des transports en commun. Ils prévoient de rester en place toute la journée pour montrer la détermination des travailleurs du secteur en marge des discussions prévues.

Lors de la séance plénière, la proposition d'ordonnance Sparadrap, visant à insérer un régime dérogatoire transitoire dans l'ordonnance de 1995 sur les services de taxis et de location de voitures avec chauffeur, ainsi que deux autres relatives au secteur du taxi et une proposition de résolution pour accorder une indemnité aux chauffeurs liés à Uber qui ont perdu leur emploi ont été renvoyées à la commission des affaires intérieures, qui se réunira au plus vite.

Une délégation du front commun des taxis a été reçue par le parti Ecolo en fin de matinée. Un autre rendez-vous est prévu à 13h00 au parlement bruxellois avec les auteurs de la proposition d'ordonnance Sparadrap. Une rencontre pourrait suivre avec le MR.

"On va rencontrer différents interlocuteurs pour discuter des propositions sur la table et on sait que Conseil d'État va intervenir dans le dossier", explique Philippe Lescot, représentant syndical pour la CSC Transcom. "Les taxis demandent à ce que la loi soit respectée, mais ne sont pas opposés à ce que des choses soient faites pour les chauffeurs liés à Uber qui possèdent une licence. On porte un regard sur ce qu'il est possible de faire..."

"On n'oppose pas les travailleurs aux travailleurs, mais on s'oppose à une multinationale dont le fonctionnement n'est pas correct", a-t-il insisté. "Elle veut développer un quasi-monopole, avec plus que des indépendants et des mesures sociales complètement détricotées... Quand Uber dénonce le numerus clausus limité, il faut voir que 700 taxis ne roulent plus dans Bruxelles, car économiquement ça ne roule plus à cause de la concurrence déloyale qui s'est installée. Ces 700 chauffeurs sont passés chez Uber. C'est d'abord un glissement d'un côté à l'autre et pas du travail en plus", a-t-il dénoncé. Il ajoute que le numerus clausus est quelque chose de fluctuant qui peut aussi évoluer en fonction de l'évolution de la demande et de la situation économique.

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