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Economie

Mittal envisage 138 millions d'investissement à Liège

Mittal envisage 138 millions d'investissement à Liège
12 juil. 2012 à 19:472 min
Par Jean-François Herbecq

Une fois les hauts fourneaux éteints, une fois l'aciérie à l'arrêt, quels seraient les contours du groupe Mittal, dans le bassin liégeois ? Sur quelles forces, sur quels outils, sur quels hommes se redéployer ? C'est le thème d'un exposé de deux heures, prononcé ce jeudi devant le conseil d'entreprise.

Le plan envisage six investissements. Le plus important, c'est une ligne "sous vide" pour déposer du zinc sur les tôles par jets de vapeur. Elle est annoncée depuis longtemps.

Il est ensuite question d'un système pour détecter automatiquement les défauts des tôles, d'un nouveau four de recuit, de deux machines à revamper sur une ligne de décapage, et enfin d'améliorer les performances énergétiques: les deux vieilles centrales seraient remplacées par trois nouvelles chaudières, à installer sur un site non encore défini. Au total, 138 millions d'euros.

Les syndicalistes ne semblent guère croire à ces promesses

De leur côté, les syndicats ont été légèrement désarçonnés par ces annonces. "Nous restons persuadés que le froid n'a aucun avenir sans le chaud de Liège" souligne Jean-Luc Rader, de la FGTB. "Indépendamment de cela, hier, dans le conseil d'entreprise européen, il a été fait état de gros investissements du groupe, à hauteur de 23 milliards de dollars, donc je ne pense pas, s'il y a des sous à débloquer, que ce sera pour Liège".

Et puis, quel serait le calendrier de ce volet industriel ? Et surtout quelles seraient les garanties d’approvisionnement en acier venu d'ailleurs si les hauts fourneaux sont effectivement fermés ?

Bref, les syndicats ne veulent plus croire aux promesses du groupe ArcelorMittal et ils s'accrochent à leur projet alternatif de relance, avec un nouveau repreneur et en comptant sur l'aide financière de la Région wallonne. "Quelle crédibilité peut-on encore lui apporter par rapport à tout ce qu'il a saccagé à Liège" explique David Camerini, de la CSC. "On a toujours défendu une sidérurgie intégrée qui est rentable et viable, nous l'avons démontré à plusieurs reprises lors des conseils d'entreprise extraordinaires et à l'ensemble du gouvernement. Et par rapport au froid, nous sommes très sceptiques".

Mercredi prochain, les syndicats assisteront tout de même à une nouvelle réunion de présentation de ce plan d'investissement, histoire, disent-ils, de faire au moins semblant de s'y intéresser.

Michel Gretry, M. Hildesheim

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