Feuilleton Misia Sert

Misia Sert, l'égérie du Tout-Paris : Misia et les Ballets russes (4/5)

25 juil. 2022 à 07:20Temps de lecture2 min
Par Axelle Thiry

Ecoutez l’épisode 4 du feuilleton inédit Misia Sert, l’égérie du Tout-Paris, écrit par Axelle Thiry et réalisé par Katia Madaule à l’occasion des 150 ans de la muse et mécène du Paris du début du XXe siècle

En 1907, Picasso peint les demoiselles d'Avignon. En une toile, il remet en question toute la peinture occidentale. Dans les ateliers de Montmartre, un courant formidable voit le jour : c’est la naissance du cubisme. Braque et Picasso se voient tous les jours. Ils se disent des choses que personne ne se dira, des choses que personne ne saurait plus comprendre et qui leur donnent tant de joie.

En juin 1911, les Ballets russes proposent le ballet Petrouchka, sur une musique d’Igor Stravinsky. Misia est dans la salle pour la première représentation, au théâtre du Châtelet, mais le rideau reste fermé. Des désaccords ont éclaté entre Diaghilev et les artistes. C’est grâce à Misia que le spectacle pourra commencer.

Misia soutient aussi les compositeurs français, avec succès : en 1912, les Ballets russes présentent le Dieu bleu de Reynaldo Hahn sur un texte de Jean Cocteau,  Daphnis et Chloé de Ravel et l'Après-midi d'un faune de Debussy.

Misia est la muse d’Auguste Renoir. A peine a-t-il fini un portrait d’elle qu’il en commence un nouveau. Il vient la peindre chez elle, dans une petite pièce éclairée par deux fenêtres tendues de soie verte, qui surplombent le jardin des Tuileries. La main du peintre est si nouée par le rhumatisme qu’on doit y fixer son pinceau à l'aide d'un élastique.

Le 8 juin 1912, Les Ballets russes donnent Daphnis et Chloé au Théâtre du Châtelet, sur une musique de Maurice Ravel. C’est Tamara Karsavina et Vaslav Nijinski qui tiennent les rôles titres. Quand Ravel apprend qu’on n’en donnera finalement que deux représentations, il voit rouge. Il prépare sa vengeance… Là aussi, on retrouvera Misia.

Josep Maria Sert

Son mari, Alfred Edwards, s’entiche d’une artiste et la quitte. Un jour, elle reçoit la visite de Gabriel Fauré qui veut lui présenter un jeune peintre espagnol, José Maria Sert. Il laisse son sombrero et sa cape dans l'antichambre et il se met tout de suite à raconter à Misia une foule de choses saugrenues avec une pointe d'accent catalan… Elle partira bientôt en Italie avec lui. Il n’y a pas de guide plus inspiré face aux chefs-d’œuvre de l’art.

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