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Feuilleton Misia Sert

Misia Sert, l'égérie du Tout-Paris : de l'exaltation du Paris des années 20 aux années solitaires (5/5)

Misia Sert, l'égérie du Tout-Paris

Episode n°5

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01 août 2022 à 07:00Temps de lecture2 min
Par Axelle Thiry

Ecoutez l’épisode 5 du feuilleton inédit Misia Sert, l’égérie du Tout-Paris, écrit par Axelle Thiry et réalisé par Katia Madaule à l’occasion des 150 ans de la muse et mécène du Paris du début du XXe siècle

Aux Ballets russes, c’est l’effervescence. Au mois de mai 1913, en l'espace de 15 jours, Diaghilev présente deux nouvelles œuvres qui changent le cours de la musique et des ballets.  Jeux de Claude Debussy et Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky dans une chorégraphie de Nijinski. Le soir de la première du Sacre du printemps, le 29 mai 1913, Misia est dans la salle du théâtre des Champs-Elysées. Quel scandale !

Le 28 juillet 1914, Serge Diaghilev arrive à l'improviste chez Misia pour entendre Erik Satie et le pianiste espagnol Ricardo Vines jouer les Trois morceaux en forme de poire. Ils sont dédiés à Misia. Mais la musique est  interrompue par un ami qui entre dans la pièce comme un ouragan. Il leur annonce l’attentat de Sarajevo et il crie : "La guerre ! La guerre est inévitable !" Pendant cette sombre période, Misia se conduira en héroïne.

En 1915, Misia est à Venise. Elle reçoit un message de Serge. Peut-elle venir de toute urgence ? Elle le rejoint, vêtue de blanc, comme souvent, et en balançant une ombrelle. Diaghilev est encore en chemise de nuit. Il a ses babouches aux pieds et il est complètement euphorique. Il vient de recevoir la partition de la Boutique fantasque. Il dit : Regarde, Misia ! C’est fantastique ! Joue moi ça tout de suite !  Mais on frappe à la porte pour apporter à Diaghilev une nouvelle qui le frappe de plein fouet.

A Paris, Misia assiste à la création de Parade en mai 1917. Le grand rideau de scène est magnifique. Il est l’œuvre de Pablo Picasso.

Pendant les années 20, la France est un haut lieu de fête. Après la guerre, on troque les vieilles valeurs contre une réjouissante liberté. En art plastique, l'image a été mise en pièces et recomposée sous des formes nouvelles. Debussy, Stravinsky et Schonberg ont fait la même chose en musique. Coco Chanel a libéré les femmes. Elle fait la loi en matière de mode. Misia lui ouvre les cercles de l'avant-garde littéraire et artistique.  Elle vit une amitié passionnée avec Coco. C’est Misia qui lui suggère de lancer l’Eau Chanel.

Avec le temps, Misia vit une existence plus solitaire. Quelque chose d’un peu triste s’est glissé dans son regard mais l’art continue à lui donner de grandes joies.

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