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MIRaCCLE au parc industriel des Hauts-Sarts : le partage d’énergies renouvelables, ça marche

Un "Microréseau Industriel avec RAccordement en Courant Continu et Luminaires Extrérieurs

Le parc industriel des Hauts Sarts, le plus grand au niveau wallon avec près d’un demi-millier d’hectares, continue d’avancer vers le partage d’énergie. Le gouvernement régional vient d’approuver en troisième lecture un décret qui organise la mise en commun de l’électricité que des entreprises produisent grâce à des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes. Mais des projets pilotes de microréseaux sont déjà lancés, et ils donnent des résultats prometteurs.

C’est le cas à Milmort, avec Miraccle, un programme qui vise à interconnecter huit firmes voisines qui mutualisent les kilowatts qu’elles produisent, grâce à quoi elles ne prélèvent du courant sur le réseau public qu’au moment où les tarifs et les coûts sont les plus intéressants. Les premières indications laissent penser à un gain de trente à quarante pour cent. Selon l’un des promoteurs, Michel Croës, " nous pensons pouvoir, à la mi-2023, pouvoir démontrer l’efficacité de ce que notre modèle théorique a défini ". Et avec des éléments qui vont s’inscrire dans le paysage, puisque le dispositif prévoit, au bénéfice de la ville de Herstal, d’alimenter des bornes de recharges pour voitures et d’éclairer un tronçon de voirie avec des capteurs de détection de passage qui vont moduler les lampes selon l’heure du jour et le nombre de piétons.

 

Michel Croes présente le projet MIRaCCLE

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Du positif, c’est également le cas à Méry, où, grâce à un système de stockage par batterie et à logiciel de calcul des flux, trois sociétés parviennent à acheter auprès des fournisseurs classiques, ou à vendre au gestionnaire de réseau aux meilleurs moments, en fonction de leur consommation.

Mais évidemment, la mise en place de communautés d’énergie ne se réalise pas d’un claquement de doigts. Il reste plusieurs problèmes à résoudre avant de généraliser ces initiatives. C’est ce à quoi s’emploie, avec plusieurs partenaires, Elise Landenne, du groupe Engie : " nous travaillons à des logiciels pour dimensionner correctement les communautés de partage d’énergies, pour trouver la bonne adéquation entre la production d’énergies renouvelables et la consommation des industriels ; il faut respecter une certaine proximité entre les acteurs, mais la notion n’est pas encore précisément définie ; et puis il va falloir gérer, et donc savoir qui a consommé quoi et quand, pour savoir qui va payer quoi à qui.

Elise Landenne, Sun4Business-Engie

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Et puis, autre souci qu’il convient sans doute d’anticiper : si les communautés d’énergie, si les partages d’électricité se multiplient non seulement entre entreprises, ; mais encore entre particulier, le marché va s’en trouver modifier, et les fournisseurs " classiques " vont réagir. Comment ? Ce n’est pas encore très clair.

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21 mai 2022 à 07:28
6 min

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