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Cuisine

Minus Farm, des insectes comestibles pour une alimentation durable

Minus Farm, des insectes comestibles pour une alimentation durable.
06 juil. 2021 à 09:501 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Minus Farm n'est pas une ferme comme les autres. Ici, point de vaches, de cochons ou de poules mais des insectes, des vers de farine élevés pour être mangés par l'homme sous forme de gâteaux, de pain ou tout simplement à l'apéritif. Cette ferme se pose en alternative à l'élevage industriel d'animaux, deuxième plus gros émetteur de CO2 au monde.

Le poids exorbitant de l'élevage industriel

Peut-on continuer de manger autant de viande alors que l'élevage industriel est un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ?

S'il était un pays, l'élevage industriel serait le 2ème plus gros émetteur de CO2 au monde.

En France, l'élevage contribue de manière significative à la pollution atmosphérique, représentant à lui seul 70% des émissions nationales d'ammoniaque et de méthane, deux gaz nocifs pour l'atmosphère terrestre.

Repenser notre alimentation

Une prise de conscience est également en plein essor du côté des consommateurs avec la montée d'initiatives pro-végétarisme ou pro-véganisme... mais aussi avec d'autres modes de consommation de la viande.

Les insectes, encore très peu consommés dans nos sociétés occidentales, sont pourtant une grande source de protéines. Par ailleurs, leur élevage ne demande que peu de place et de ressources, le tout rejetant une quantité moindre de gaz à effet de serre.

Vous reprendrez bien quelques grillons ?

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Virginie Mixte, fondatrice de Minus Farm, a installé sa ferme à insectes chez elle dans une pièce de 10 m² seulement. Cette ferme du futur permet d'élever des vers de farine comestibles de différentes variétés et à des stades d'évolution divers.

L'indice de consommation des insectes est élevé grâce à leur apport en protéines de haute qualité, en vitamines et en acides aminés. Ainsi les grillons ont besoin de 6 fois moins de nourriture que les bovins, 4 fois moins que les moutons et 2 fois moins que les porcs et poulets pour produire la même quantité de protéines selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture).

Un différentiel suffisamment impressionnant pour remettre en question nos habitudes alimentaires, même si l'idée n'est pas de  remplacer la consommation d'un type de viande par un autre mais bien de repenser plus globalement cette consommation de protéines animales.

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