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Ministre-président flamand sur le Brexit: "Un no deal pourrait provoquer la perte de 28.000 emplois"

Ministre président flamand sur le Brexit: "Un no deal pourrait provoquer la perte de 28.000 emplois"
23 août 2018 à 09:31 - mise à jour 23 août 2018 à 09:31Temps de lecture1 min
Par A.T.

Le gouvernement britannique commence à informer les citoyens et les entreprises sur ce qu’il se passerait si aucun accord n’est trouvé entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne ("no deal"). Le Ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), a indiqué que ce serait un "scénario catastrophe" sur les ondes de Radio Één.

En principe, les Britanniques doivent quitter l’Union européenne le 29 mars 2019, qu’il y ait un accord sur les conditions du Brexit ou non. Les discussions sont toujours en cours. Alors que certains plaident pour un nouveau référendum, d’autres envisagent de plus en plus la possibilité d’un "no deal".

Ce jeudi, le gouvernement britannique publie un premier avis aux citoyens et aux entreprises dans lequel il explique les actions à entreprendre en cas de "no deal". Le ministre britannique en charge du Brexit, Dominic Raab, souhaite ainsi contrer les fausses informations angoissantes tout en se préparant quand même au scénario du pire.

Scénario catastrophe

Selon Geert Bourgeois, un "no deal" serait un "scénario catastrophe" : "Tout d’abord, les Britanniques subiraient de très fortes pertes économiques, mais l’Europe aussi. Après l’Irlande, la Flandre en souffrirait le plus. Nous pouvons perdre jusqu’à 28.000 emplois. De très nombreux secteurs devraient s’inquiéter d’un scénario de no deal".

Il espère qu’une telle hypothèse ne se produira pas tout en reconnaissant que les positions de la Commission européenne et de la Grande-Bretagne divergent fortement.

"Nous sommes intensément en train d’informer les entreprises de tous les problèmes possibles, notamment les problèmes de douane. À l’avenir, chaque camion et chaque bateau devront être contrôlés. J’ai l’impression que bon nombre d’entreprises ne sont pas conscientes de toutes les tracasseries administratives que cela va créer", a-t-il ajouté.

Il espère également que le bon sens va l’emporter à la table des négociations.