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Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959

Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959
28 mai 2019 à 20:052 min
Par Laurent Debeuf

Nouvelle série de Guitar Story pour laquelle je vous emmène sur les traces d’un des tout premier guitar héros américain dont le nom, aujourd’hui, peut nous paraître lointain, voire oublier pour certains, alors qu’il eut une énorme influence sur des générations de guitaristes de blues, de rock, et de jazz, il s’agit de Mike Bloomfield.

Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959

Pourtant, comment oublier celui qui fut le guitariste des sessions de Highway 61 Revisited, mais aussi, le fondateur de Electric Flag, ou encore, l’auteur de Super Session avec Al Kooper et Stephen Stills ? Car en effet, Mike Bloomfield en est l’élément central tout comme le fut sa Gibson Les Paul 59.

Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959
Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959 © Tous droits réservés

Les Gibson Les Paul Standard Sunburst millésimées 1958-1959, font aujourd’hui souvent figure de " Saint Graal " pour tous les taquineurs de " six-cordes ". Néanmoins, à l’aube des années 60, ce modèle connu une extinction massive du catalogue Gibson, suite à des mésententes entre ses dirigeants et Lester Polsfuss, ainsi qu’à des raisons purement commerciales.

Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959

La Les Paul Standard Sunburst ne fit un retour en grâce qu’au milieu des années 60. Retour en grâce dû principalement à Eric Claptoet celle qu’il avait surnommé " Beano " et qu’il mania brillamment au sein de Blues Breakers de John Mayall. La sortie du disque " John Mayall Blues Breakers With Eric Clapton ", qui fut à la base du British Blues Boom, avait provoqué une authentique déflagration. Inutile de revenir sur l’épidémie de Gibsonite aiguë qui s’ensuivit, en Angleterre comme aux Etats-Unis, avec notamment Billy F. Gibbons dont la recherche assidue lui permit de trouver sa célèbre " Pearly-Gates " au son démoniaque.

Mike Bloomfield et sa Gibson Les Paul 1959

Il faut toutefois reconnaître que les vrais débuts de la " Les Paul Mania " aux States découlent de Michael Bloomfield, qui emboîta le pas de Clapton dans le monde merveilleux des micros à doubles bobinages car, toutes ces sonorités grasses, comme du beure de yak, ne peuvent s’obtenir qu’avec de bons humbuckers.

Mike Bloomfield était un fan de blues depuis ses plus jeunes années et il avait étudié, en détail, le travail de nombreux bluesmen de sa ville natale de Chicago avant d’imposer son propre son avec le Butterfield Blues Band, Electric Flag, puis Bob Dylan – notamment sur l’album Highway 61 revisited, que je citais tout à l’heure, ainsi que lors du fameux concert électrique que donna Dylan au festival folk de Neeport) et enfin sur l’album Super Sessions, également précité, avec sa face A et son travail avec Al Kooper, qui a certainement eut le plus de succès dans la carrière du guitariste.

C’est précisément avec la plage d’ouverture, le somptueux Albert’s Shuffle, que nous allons refermer ce premier épisode consacré à Mike Bloomfield, et à sa Les Paul 59, avant de vous proposer la suite… mardi prochain.

Al Kooper & Mike Bloomfield "Albert's Shuffle"

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