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Mieux connaître le cancer de la prostate : les réponses aux questions que vous vous posez

Mieux connaître le cancer de la prostate : les réponses aux questions que vous vous posez
03 nov. 2021 à 15:032 min
Par Alain Lechien

Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus fréquent en Belgique et, en 2018, 15.98 personnes sont décédées de ce type de cancer. Le dépistage chez les hommes à partir de 50 ans est donc très important. Pour en savoir plus, voici les réponses à quatre questions.

Qu’est-ce que la prostate ?

C’est une glande située chez les hommes sous la vessie et devant le rectum. En temps normal, la prostate a la forme et la taille d’une châtaigne. Son rôle est de sécréter un liquide qui, combiné avec les spermatozoïdes, constitue le sperme. Les hormones mâles ont une action sur le fonctionnement de la prostate.

Comment dépister un cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate peut être très agressif et donc au plus tôt il sera soigné, au mieux il pourra être guéri. Pour cela, et aussi parce qu’il n’y a pas de symptôme spécifique au cancer de la prostate, il est recommandé de faire un dépistage individuel dès l’âge de 50 ans, explique le docteur Daniel Vandervaeren, urologue, interrogé par Denis Vanderbrugge : cela consiste en un premier examen clinique (par toucher rectal afin de sentir s’il y a une lésion ou une induration suspecte) et une prise de sang qui fera un dosage du taux de PSA (l’antigène spécifique de la prostate) dans le sang. En cas de cancer de la prostate, ce taux augmente. Si le médecin a le moindre doute, il fait procéder à une biopsie : des cellules de la glande sont prélevées en introduisant une fine aiguille via le rectum. Elles seront ensuite analysées au microscope afin de déceler la présence de cellules cancéreuses.

Si les résultats du toucher rectal et du dosage de PSA sont rassurants, ces examens pourront être espacés (deux ou fois jusqu’à l’âge de 60 ans). "A partir de 60 ans et jusque 75 ans, le dépistage annuel est requis. Lorsqu’on se fait dépister, on ne va pas obligatoirement subir une biopsie toutes les trois semaines parce que le taux de PSA a bougé, la résonance magnétique permettra de voir s’il y a un cancer très agressif, ou s’il s’agit d’un cancer dormant qui ne va pas évoluer et qu’il faudra surveiller. Par contre si les lésions sont agressives, on a toutes les armes nécessaires pour guérir le patient" précise le docteur Vandervaeren.


►►► À lire aussi : La fiche d’information du KCE sur le dépistage par PSA


Quelle prévention ?

Malheureusement ce qui cause le cancer de la prostate est méconnu. Par contre, les scientifiques ont pu identifier certains facteurs de risque, parmi lesquels :

  • l’âge,
  • les antécédents familiaux : si un membre de votre famille a développé un cancer de la prostate, vous courez deux à trois fois plus de risques d’en être atteint,
  • l’alimentation,
  • l’adénome prostatique (une hypertrophie bénigne de la prostate) qui entraîne parfois des difficultés à uriner.

Les conseils généraux d’adopter une vie saine sont valables aussi pour la prévention du cancer de la prostate : ne pas fumer, éviter l’excès de poids, manger sainement, modérer la consommation d’alcool et pratiquer une activité physique régulièrement.

Quels traitements ?

Les cancers avérés de la prostate sont traités en coordination entre plusieurs disciplines médicales et paramédicales, en tenant compte du degré de progression de la maladie et de l’état général du patient. Sur le plan médical, le traitement peut être :

Ces dernières années, des progrès ont été faits dans le traitement par rayons : radiothérapie en 5 jours plutôt qu’en 4 à 8 semaines.


►►► À lire aussi : Cancer de la prostate: les ultrasons comme alternative thérapeutique


Plus d’informations sur le site de Fondation contre le cancer

Sur le même sujet: Matière grise radio du 19/02/2021

Dépistage du cancer de la prostate

Patrice Goldberg dans La Grande Forme

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