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Entrez sans frapper

Michel Hazanavicius : son nouveau film "est conçu comme un tour de magie"

Le BRIFF : Michel Hazanavicius pour son film "Coupez !"

Entrez sans frapper

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24 juin 2022 à 15:10 - mise à jour 30 juin 2022 à 06:04Temps de lecture27 min
Par François Saint-Amand

Coupez ! de Michel Hazanavicius, présenté en ouverture du 75e Festival de Cannes, a aussi ouvert le Brussels International Film Festival ce 23 juin. Le réalisateur français s’est confié sur cette comédie zombiesque dans Entrez Sans Frapper.

Auréolé de son triomphe en 2011 avec The Artist, Michel Hazanavicius signe un retour en grâce à Cannes avec Coupez !, comédie désopilante, remake d’un film japonais sur l’envers du décor d’un tournage.

Rémi, incarné par Romain Duris, tourne un film de zombies à petit budget. Il doit composer avec une équipe de production et des acteurs peu concernés par leur travail. Jusqu’à l’irruption d’authentiques morts-vivants…

Du malaise au fou rire

Coupez !, c’est à la fois un hommage au cinéma, un film déroutant et profondément bienveillant, et un laboratoire de l’humour pour Michel Hazanavicius.

"Le film originel (NDLR : Ne coupez ! de Shin’ichirō Ueda) est hilarant, c’est un film d’étudiants japonais très confidentiel en France […] et c’était un terrain de jeu génial" assure-t-il. Le film suscitera le malaise au début autant qu’il fera rire ensuite les aficionados d’humour absurde.

Déclinée en 3 parties, "sa structure est conçue comme un tour de magie" analyse le cinéaste, avec une résolution des 2 parties sur la fin. La première partie relève d’ailleurs du pastiche des séries Z. "C’est un art du bricolage le cinéma. Dans les séries Z, ce qui est beau c’est que cela se voit" se défend le réalisateur. "On commence à voir ce film en se disant que ce n’est pas très drôle, et après on se demande pourquoi on a jugé ce truc tellement les gens sont héroïques".

Coupez ! rallumera-t-il la lumière dans les salles obscures ? Hazanavicius l’espère : "Il n’y a pas un film qui changera le monde mais en creux ou un monde sans histoire, c’est une espèce de cauchemar absolu".

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