Coupe du Monde 2022

Meunier sur le brassard 'One Love' : "C'est trop tard pour se plaindre... c'est dommage, mais on doit se concentrer sur le foot"

Meunier sur le brassard 'One Love' : "C'est trop tard pour se plaindre... c'est dommage, mais on doit se concentrer sur le foot"

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Ce lundi, deux jours avant le premier match des Diables Rouges au Mondial 2022 face au Canada, c'est Thomas Meunier qui s'est présenté face à la presse. Le premier sujet de discussion, c'était le brassard 'One Love'.

"Depuis 2010 et l'attribution du Mondial au Qatar, les pays et Fédérations auraient pu discuter. En arrivant ici, on savait qu’il faudrait se plier à certains règlements. Il y a beaucoup de différences entre la culture ici et celle chez nous. On doit s'adapter. Le Qatar et la FIFA travaillent main dans la main. Tout est décidé à la dernière minute, comme pour la décision sur l’alcool. C’est bien vu de la FIFA d’interdire cela juste avant le départ du tournoi... Ca ne permet pas de réaction. Pour nous, en tant que joueur, on doit se concentrer sur le terrain malgré tout. Il est grand temps de le faire. On est porte-drapeau, nous sommes des exemples. Mais quelles solutions avons-nous ? Tout est sujet à sanction si on entreprend quelque chose, on va recevoir des cartons jaunes. Rien ne va changer, quoiqu’on fasse. C'est trop tard de toute façon. On doit se concentrer sur le foot, sauf si la majorité des équipes opte maintenant pour un boycott", a expliqué le Belge.

"Si on veut bien faire les choses, on ne vient pas ici. Vous ne pouvez arriver ici et commencer à protester. On est au paroxysme de l'hypocrisie je trouve. En venant, on a accepté la situation. On ne portera pas le brassard, c’est dommage, mais c’est trop tard maintenant. On connaissait la situation avant. Je le répète, c’est trop tard pour se plaindre. On est tous d'accord de défendre le Black Lives Matter car ça se passe dans des pays avec des règles similaires. Ici, les règles sont différentes. On ne dit rien pendant dix ans, on construit des stades, etc. La dernière année, tout le monde arrive au taquet avec des reproches et des accusations", a poursuivi l'ailier de Dortmund. "Ma situation est un peu particulière car j'ai joué quatre ans pour le PSG. Ce serait cracher dans la soupe que de dire que ce sont des en***rés. Si la Fédération avait décidé de ne pas venir, on aurait accepté. Mais si on m'avait proposé de venir, en toute franchise, je n'aurais pas dit non."

Diables Rouges : Thomas Meunier
Diables Rouges : Thomas Meunier © Tous droits réservés

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