Diables Rouges

Meunier sur la Nation League : "je trouvais que c'était déjà juste pour le business et je n'ai pas changé d'avis"

Meunier sur la Nation League : "je trouvais que c'était déjà juste pour le business et je n'ai pas changé d'avis"

© BRUNO FAHY - BELGA

02 sept. 2020 à 15:52 - mise à jour 02 sept. 2020 à 17:53Temps de lecture3 min
Par Pierre Lambert

Ce mercredi lors de la conférence de presse des Diables Rouges, place aux nouveaux coéquipiers en club. Axel Witsel et Thomas Meunier étaient présents ensemble à la conférence à quelques jours des matches de Ligue des Nations contre le Danemark (5 septembre à Copenhague) et l’Islande (8 septembre à Bruxelles). On peut dire que les deux joueurs s’entendent plutôt bien en débutant la conférence avec ces mots : "On est paxé pour de bon" a commencé en rigolant Thomas Meunier avec Axel Witsel.

Et le nouveau joueur de Dortmund d’ajouter sur le retour chez les Diables, qui marque la fin d’une longue période sans foot pour lui : "Ça a été une longue période d’abstinence. Depuis que j’ai sept ans, je n’avais jamais pu vivre comme une personne normale. Et ici, j’ai pu passer six mois le faire. Et recommencer avec un premier match officiel avec les Diables, c’est top. C’est toujours sympa d’être ici. Il y a une bonne ambiance. Il fallait un peu revenir à la normale. Il ne manque plus que les supporters."

Si le back droit ne devrait a priori pas disputer les 180 minutes des deux matches, il est cependant remis de sa blessure : "Je me suis entraîné individuellement et tout se passe bien. En espérant que ça reste positif. Au niveau de la blessure, on est passé à autre chose. Je dois quand même agir avec prudence, j’ai eu six mois d’arrêt. Il est clair que jouer deux fois 90 minutes en trois jours, ce n’est pas possible. Le risque est encore trop grand. On va trouver un processus. La communication est bonne entre Dortmund et l’équipe nationale. Chacun connaît les besoins de l’autre. Et tout va s’enchaîner très vite."

Le joueur est donc fit. Pourtant, quand on aborde la question des blessures, Meunier a aussi son idée sur le trop grand nombre de blessures aujourd’hui dans le foot. Dont une qui concerne la Nation League :"Quand ils l’ont créée je trouvais que c’était une histoire juste pour faire du business et c’est toujours l’idée. On met une coupe, mais le calendrier est trop chargé. Diminuer le nombre de matches ne pourra que faire évoluer le football et pas l’inverse. Ce n’est pas supportable et je pense que ça va être de plus en plus récurrent. Aujourd’hui, on voit déjà des jeunes joueurs qui ont des problèmes de cartilages, qu’on infiltre tous les six mois et qu’on opère au premier problème. Il faudrait trouver un équilibre de tout ça. Gaver les gens avec du spectacle n’est pas la bonne version pour ma part."

De toute façon, Thomas Meunier devrait voir son compatriote Timothy Castagne, nouveau transfuge de Leicester, grappiller aussi du temps de jeu. Une concurrence jugée "saine et nécessaire et je suis content que ce soit Castagne. Il ne lâche rien, il a plein de qualités et il pousse à se surpasser car il veut toujours plus. C’est la mentalité que j’apprécie et le meilleur jouera."

Une concurrence qui pourrait aussi venir des jeunes. Thomas Meunier en a profité pour évoquer l’arrivée de cette jeune génération qu’il ne pas énormément. Je me demande juste si on aura des Eden Hazard et des Kevin De Bruyne. On a très vite parlé d’eux et ils ont très vite fait la différence dans leur club et pour le moment on n’entend pas trop parler de jeunes qui chamboulent la hiérarchie mondiale. Ce n’est pas comme la France qui a un réservoir infini. J’espère qu’on va en avoir dans quelques années."

Enfin, le joueur formé à Virton en a profité pour conclure en parlant de son club : "Ça fait des années que ça pend au club. Déjà à mon époque, c’était des mises en demeure pour obtenir son salaire. Depuis la reprise du club, la situation s’est aggravée et le club vis un peu au-dessus de ses moyens. Je lis que ça sent la fin dans le club, ça sent le recommencement." Et de conclure quand Axel Witsel lui dit qu’il pourrait racheter le club : "Je n’ai pas assez d’argent pour reprendre le club sur le ton de l’humour."

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