Métiers en pénurie: demande d'une exonération fiscale pour inciter à la formation

Les ministres de l'Emploi veulent créer un statut de demandeur "non mobilisable"

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28 févr. 2018 à 11:33 - mise à jour 28 févr. 2018 à 12:18Temps de lecture1 min
Par Belga

Une réunion de la Conférence interministérielle de l'Emploi a eu lieu mercredi, à l'invitation du ministre wallon Pierre-Yves Jeholet, qui a rassemblé les ministres régionaux, fédéral et communautaire en charge de cette compétence.

Les ministres régionaux et communautaire de l'Emploi souhaitent que le gouvernement fédéral exonère d'impôts un futur incitant financier à la formation aux métiers en pénurie. Ils inscriront ce point à l'ordre du jour du prochain comité de concertation, indique un communiqué diffusé par le ministre wallon Pierre-Yves Jeholet.

Un plafond maximal à ne pas dépasser pourrait être fixé pour exonérer une prime liée à la réussite ou à la participation à une formation menant à un métier en pénurie. Les Régions détermineraient ensuite, à l'intérieur de ce cadre, le montant de la prime ainsi que les formations pour lesquelles elle serait accordée. D'un point de vue budgétaire, cette exonération ne pèserait pas en tant que telle sur le budget fédéral puisque lesdites primes n'existent pas encore.

Les ministres de l'Emploi régionaux et communautaires souhaitent par ailleurs que le cadre d'exonération fiscale proposé soit élargi à d'autres types de primes ou incitants.

Demandeur d'emploi "non mobilisable"

Ils ont aussi marqué leur accord sur la création d'un statut temporaire de demandeur d'emploi "non mobilisable", une catégorie qui recouvrirait des personnes souffrant de problèmes médicaux, mentaux, psychiques ou psychiatriques les rendant peu, voire pas, employables.

Le nombre de personnes concernées en Belgique n'est pas négligeable: entre 8.000 et 12.500, selon une estimation fournie par le cabinet de M. Jeholet. Un statut particulier éviterait de les soumettre aux contrôles classiques des offices de l'emploi et faciliterait une prise charge différenciée. Il serait temporaire, en principe d'une durée de deux ans renouvelables.

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