RTBFPasser au contenu
Rechercher

La Grande Forme

Mes parents sont-ils bien traités en maison de repos ?

Mes parents sont-ils bien traités en maison de repos ?

Si vous avez des parents ou des proches en maison de repos, il y a une question qui vous a certainement déjà traversé l’esprit : y sont-ils bien traités ? Et comment savoir si c’est bien le cas ? On en parle avec Nicolas Evrard, chroniqueur dans "La Grande Forme" et journaliste pour "Plus Magazine" !

Il y a quelque mois, une chaîne de maison de repos française a été épinglée pour des faits de maltraitance très graves à l’encontre de leurs pensionnaires. Ce n'est pas la première fois qu’on voit passer ce genre d’information. La maltraitance en institution est quelque chose qui revient assez souvent dans l’actualité. Vous vous êtes donc probablement posé la question : mais au fait, est-ce que mon papa, ma maman, est vraiment bien traité ?

On imagine que la maltraitance est quelque chose de flagrant. Quand on pense à la maltraitance, on imagine souvent des actes physiques et volontaires comme des coups, des attouchements. Mais ces cas-là sont très rares. La majorité des maltraitances qui ont lieu en maison de repos laissent peu ou pas de traces sur le plan physique. 

Comme quoi ?

La maltraitance la plus courante en maison de repos est probablement la "maltraitance institutionnelle." La vie en communauté implique des règles d’organisation, qui peuvent parfois être ressenties comme une violence. Par exemple : le lever est imposé le matin ou encore, le fait de ne pas pouvoir décider de quand on fait sa toilette. Contre ça, il n'est pas toujours évident de faire grand-chose. Mais il existe aussi d’autres petites maltraitances, qu’il est important de détecter, et contre lesquelles on peut agir :

  • La négligence ;
  • L’irrespect (par exemple, si le personnel rentre dans les chambres sans s’annoncer) ;
  • L’infantilisation (quand on parle à un octogénaire comme si c’était un petit gamin de cinq ans).

Mes parents sont-ils bien traités en maison de repos ? Comment voir si c’est le cas ?

La Grande Forme

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

  • Prendre en considération la plainte de votre parent

La première chose à faire est de prendre en considération la plainte de votre parent ou, s’il ne sait plus parler, tout mal-être manifesté. Ça ne veut pas dire que vous devez automatiquement conclure à une maltraitance, mais une plainte ou un mal être, ça veut dire que quelque chose ne va pas. Il faut donc essayer de voir quel est exactement le problème.

  • Ne pas hésiter à en parler au personnel.

Beaucoup de familles n’osent pas, parce qu’elles ont peur des représailles. Pourtant, c’est primordial. Il faut simplement le faire avec tact. Relater ce que votre proche vous a dit, sans poser de jugement, sans accuser directement. L’idée est de chercher à comprendre ce qu'il s’est passé. Au pire, ça permettra de mettre le doigt sur un grave dysfonctionnement, ou un comportement inapproprié au sein du personnel. Parfois, ça permet de lever les doutes.

  • Vous pouvez aussi faire appel à une personne de confiance 

Il existe des asbl spécialisées, qui pourront jouer le rôle de médiatrices. En Wallonie, il s’agit de Respect Seniors et à Bruxelles, de Inforhomes. Parfois, il suffit d’un petit ajustement pour régler le problème. Dans le pire des cas, ces asbl spécialisées sont à même de vous aider à porter plainte, si c’est nécessaire. Si la confiance est rompue avec la maison de repos, il ne faut pas hésiter à songer à changer d’établissement. Une maison de repos n'est pas une prison. On est libre d’y rentrer, mais aussi libre d’en sortir.

"Les maisons de repos ont mauvaise presse... Mais il faut quand même rappeler que y a souvent du personnel formidable" ajoute Nicolas Evrard.

Statistiquement, les cas de maltraitance sont bien plus courants à domicile qu’en maison de repos. "Gardez bien ça à l’esprit" conclut notre chroniqueur.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13h à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

Sur le même sujet

Le nombre de résidents en maisons de repos a diminué en Wallonie et davantage à Bruxelles

Belgique

C’est bientôt l’été : gare aux insolations !

La Grande Forme

Articles recommandés pour vous