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Belgique

Menace terroriste: Niveau 2 ou 3? Où en est-on exactement?

Menace terroriste: Niveau 2 ou 3? Où en est-on exactement?
08 déc. 2012 à 13:06 - mise à jour 08 déc. 2012 à 13:171 min
Par RTBF

La Direction Générale Centre de crise (DGCC) a été créée pour assister le gouvernement fédéral dans la planification et pour coordonner la gestion de crises et de grands événements. Elle contribue à assurer la sécurité civile et policière, par le recueil et l'analyse d'informations. Mais est-ce le Centre de crise qui détermine le niveau de la menace ?

"Non, répond son porte-parole Benoît Ramacker, c’est l’OCAM (Organe de coordination pour l'analyse de la menace). Cette instance coordonne les informations venant notamment de la Police et de la Sûreté de l’État, pour établir le niveau de la menace et faire rapport au ministre de l’Intérieur. C’est ensuite le rôle de Centre de crise de prends les mesures adéquates, en fonction de la situation."

Il existe 4 niveaux d’alerte définis par l’Arrêté royal du 28 novembre 2006 portant exécution de la loi du 10 juillet 2006 relative à l’analyse de la menace. En page 6 de cet arrêté, on lit ceci

  • "Niveau 1 ou FAIBLE" lorsqu’il apparaît que la personne, le groupement ou l’événement qui fait l’objet de l’analyse n’est pas menacé ;
  • "Niveau 2 ou MOYEN" lorsqu’il apparaît que la menace à l’égard de la personne, du groupement, ou de l’événement qui fait l’objet de l’analyse est peu vraisemblable ;
  • "Niveau 3 ou GRAVE" lorsqu’il apparaît que la menace à l’égard de la personne, du groupement ou de l’événement qui fait l’objet de l’analyse est possible et vraisemblable ;
  • "Niveau 4 ou TRES GRAVE" lorsqu’il apparaît que la menace à l’égard de la personne, du groupement ou de l’événement qui fait l’objet de l’analyse est sérieuse et imminente.

Benoît Ramacker poursuit : "Ces niveaux sont déterminés premièrement par la gravité de la menace, donc des dégâts matériels et socio-économiques potentiels, et deuxièmement par la probabilité que cette menace se concrétise."

Dans la situation actuelle, c’est le centre de crise, et non l’OCAM, qui a pris l’initiative d’attirer l’attention sur la sortie imminente d’un film islamophobe ("Le Prophète innocent"). "C’est donc par rapport à cet événement que nous suggérons que la menace a augmenté, mais cela ne signifie pas que toute la Belgique est en niveau 3", insiste-t-il.

Patrick Bartholomé

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