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Tour de France

Méconnu, raide et intrigant, le Col du Granon est "une impasse au bout d’une petite route interminable"

Vincent Lavenu préface le Granon : "Les coureurs seront épuisés à l'arrivée"

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13 juil. 2022 à 09:10 - mise à jour 13 juil. 2022 à 09:13Temps de lecture2 min
Par Martin Weynants avec Jérôme Helguers

Le Col du Granon devrait être le théâtre de la première grande explication entre les favoris du Tour de France 2022. Cette ascension méconnue, perchée sur les hauteurs de Serre-Chevalier, sera gravie uniquement pour la deuxième fois de l’histoire de la Grande Boucle. Elle s'annonce comme le juge de paix de "la plus dure des étapes des Alpes".

"Mon entraîneur m’a prévenu quand il a fait les reconnaissances. Il m’a dit : là tu vas en ch…", explique Anthony Perez (Cofidis) au micro de France info. Le peloton est donc prévenu avec ses 11,3 kilomètres et ses 9,2% de moyenne a de quoi effrayer.

"Il est plus pentu, plus compliqué que le Galibier (qui le précède). C’est une petite route interminable", décrit le grimpeur français Mikaël Cherel (AG2R Citroën Team). "Ça va être vraiment très, très joli. C’est une montée un peu moins mythique parce qu’il n’y a pas de station là-haut. Ce sont des chalets d’alpage. C’est une impasse. Le Tour y est arrivé une seule fois".

"C’est un col terrible", résume Thierry Gouvenou. "Ce genre de pente moyenne est très rare en France. Il est aussi très haut. Il arrive à 2400m. A ces altitudes-là, l'oxygène manque et seuls les purs grimpeurs peuvent s'en sortir."

Le seul passage par ce Col correspond aussi au 79e et dernier jour en jaune de Bernard Hinault sur le Tour. De quoi ajouter une touche mystique à l’endroit.

"On a pas mal souffert", se souvient Jean-François Bernard, équipier de Hinault et Lemond chez La Vie Claire en 1986. "C’est une montée à découvert. Cela m’étonne qu’on ne l’ait pas remonté depuis parce que c’est une arrivée assez mythique. Il n’y a jamais de temps morts. Dès qu’on attaque, ça monte jusqu’en haut. On arrive sur ce plateau où c’est un peu désert".

L’Espagnol Eduardo Chozas est l’unique vainqueur au Granon.

Frédéric Solvel

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