Moteurs Formule 1

Max Verstappen, la machine à gagner en route vers un deuxième titre consécutif

25 août 2022 à 09:31Temps de lecture3 min
Par Thibaut Rinchon

Treize courses, huit victoires : les chiffres suffisent pour voir à quel point Max Verstappen survole le championnat 2022 de Formule 1. 80 points d’avance sur Charles Leclerc. Verstappen incontestable leader d’un championnat que le Néerlandais et son équipe assomment. Les raisons du succès : un team Ferrari trop brouillon, mais surtout un champion en titre ultra-efficace. Une véritable machine à gagner.

Depuis son titre 2021, Verstappen peut voir les choses différemment. "On l’a vu avec Sebastian Vettel. Un premier sacre, c’est une énorme pression en moins sur les épaules. Ce titre est sur son cv à présent. Il a le n°1 sur sa voiture. C’est un poids en moins pour lui", signalait Christian Horner, patron du team Red Bull.

Rien n’était garanti en début d’année avec, en face, une Scuderia pointée comme adversaire numéro un, voire favorite pour le titre au vu des essais hivernaux. "Ferrari a pu se pencher très tôt l’an dernier sur sa voiture 2022. Et ils ont aussi fait un pas en avant côté moteur. Ils sont très compétitifs", résumait Horner.

La performance et la fiabilité dans le clan Ferrari n’ont pas de quoi rassurer Red Bull… Pire, les monoplaces au taureau montrent déjà des signes de faiblesse dès le premier Grand Prix avec un double abandon. La mécanique ne rassure pas vraiment. Australie, Melbourne, troisième course et déjà un deuxième abandon pour Verstappen, au volant d’une RB13 qui en plus de cela accuse un retard de performance sur la Ferrari. "Pour être honnête avec vous, la course ne pouvait rien m’apporter de bon… c’était une course horrible", résumait le champion sortant.

Patience et maturité

Quel contraste entre la situation actuelle de Verstappen et celle qu’il vivait après les trois premières courses. Le Néerlandais accusait alors déjà près de 50 points de retard sur Leclerc. "On est déjà loin de Ferrari au championnat. On devrait être plus rapides qu’eux, ce n’est pas le cas. On devrait ne pas avoir de problèmes de fiabilité, ce n’est pas le cas non plus. Nous avons du pain sur la planche", reconnaissait le champion en titre.

Mais la suite fut bien différente avec cinq victoires en six courses… Max est de retour. Il sait frapper fort quand il le faut et patienter quand il le doit. Sa course au titre de l’an dernier l’a clairement fait évoluer. "La patience c’est la clé, surtout quand vous vous battez pour le championnat. Il faut se battre de manière musclée mais garder à l’esprit qu’il faut marquer des points", argumentait le Néerlandais. Et son patron d’ajouter : "Max pilote de manière très mature malgré une voiture qui ne lui convenait pas totalement. Ca veut aussi dire qu’il y a encore du potentiel à retirer de la voiture. Et on a un Sergio Perez qui performe très bien. C’est super d’avoir deux pilotes qui se poussent mutuellement."

Max, incontestable leader du championnat, incontesté numéro un chez Red Bull. Qu’on aime les consignes d’équipes ou non, il faut reconnaître qu’Horner et ses troupes savent trancher quand il s’agit de frapper fort au championnat… quitte à froisser l’équipier, Perez. "Si Max est plus rapide, laisse-le passer", lui glisse son team via la radio à Barcelone. "Ce n’est pas très juste mais ok !", répond le Mexicain. Une petite remise en place, une petite discussion interne, on éteint l’incendie.

Pas de raison de célébrer

Et la machine Red Bull repart. Le team qui peut justement compter sur un Perez bien plus en confiance que l’an dernier. Résultat : quand Verstappen ne sait pas gagner, comme à Monaco, le Mexicain est là pour priver Ferrari de précieuses unités. De son côté, Verstappen n’a signé que trois poles sur treize, mais son pilotage et la stratégie de l’équipe font la différence le dimanche. Depuis qu’il a pris les commandes du championnat en Espagne, Max a engrangé plus de 170 points pour... à peine plus de 70 du côté de Leclerc. Max déroule. "Il n’y a pas de raison de célébrer pour le moment. Je veux surtout occuper cette position à la fin de la saison. Il reste du boulot et on se concentre sur ça", précisait le Néerlandais.

Et même quand il se retrouve en position difficile comme à Budapest, dixième sur la grille, la question n’est pas ‘Max remontera-t-il ?’ mais ‘quand montrera-t-il le museau de sa Red Bull devant ?’. En Hongrie, encore une démonstration. Huitième victoire malgré des soucis techniques et un tête-à-queue… difficile de faire mieux. "Il place la barre de plus en plus haut. Je suis ravi de la manière dont il a géré cette première partie de saison. (...) Après avoir mis tellement d’efforts dans la course au titre l’an dernier, personne dans l’équipe n’imaginait qu’on puisse se retrouver en si bonne position", indiquait Horner.

Le duel Verstappen-Leclerc n’aura existé que par les duels en piste pour l’instant, jamais vraiment du côté du classement. Sur papier, c’est une petite gifle pour Ferrari et on voit mal, en l'état, qui pourrait priver Max d’un deuxième titre mondial consécutif…

Formule 1 : Max Verstappen (Red Bull)
Formule 1 : Max Verstappen (Red Bull) © Belga Image

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