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Ph. Moureaux (PS): les invités de Matin Première, "cette bande de c***"

Ph. Moureaux (PS): les invités de Matin Première, "cette bande de c***"
07 nov. 2014 à 07:23 - mise à jour 07 nov. 2014 à 08:172 min
Par Wahoub Fayoumi

"J'allumais la radio et et c'était toujours la RTBF. Je tombais toujours sur Jean-Pierre Jacqmin". Gérard Deprez est un fidèle de la matinale de  La Première, et ce depuis ses débuts. Pour Philippe Moureaux, le plus important souvenir qu'il garde de l'émission est l'annonce de l'assassinat d'André Cools. "Je sors de ma voiture et on me dit que la RTBF annonce qu’on a assassiné André Cools. C'était un choc". Pour Philippe Moureaux, l'émission l'a accompagné pendant la partie la plus active de sa vie, même si maintenant, il se dit moins assidu, car "moins avide d'écouter les bons mots de nos ministres".

Il y internet, dit-il, et, dans son style provocateur, il ajoute: "je ne suis plus obligé d'écouter cette bande de cons!".

Et Gérard Deprez de comparer les styles des intervieweurs: Bertrand Henne, qui a la capacité de faire parler les gens; Jean-Pierre Jacqmin, face auquel il faut toujours se défendre. Philippe Moureaux lui, en "grand improvisateur", se rappelle une formule qu'il a employé lors d'une interview: "Didier Reynders, ministre des rupins". "Mon téléphone chauffait en sortant de chez vous".

 

Matin première a 20 ans: deux invités se rappellent. Ici, le jour de l'assassinat d'André Cools, 18 juillet 1991

Matin première et l'actualité de jour

L'émission, c'est l'actualité. Au lendemain de la manifestation nationale, les deux invités ont des appréciations différentes. Pour Gérard Deprez, "il faut être franc, c'est un signal fort, et le gouvernement doit créer un les conditions pour la concertation".

"Mais les incidents qui se sont produits sont lamentables, et ont en partie défiguré le message politique de la manifestation".

"Heureusement que ce sont ds dockers flamands, sinon la tonalité de la presse flamande aurait été singulière", ajoute-t-il.

Philippe Moureaux estime pour sa part que "c'est la preuve que ce que nous ressentons était vrai. Il y a dans la population, surtout dans la classe ouvrière, chez les travailleurs, une profonde irritation".

"On peut espérer que le message a été entendu. Mais j'en doute. Vous avez entendu Bart De Wever. Il a donné ses instructions à son valet", ajoute-t-il, visant le Premier ministre MR Charles Michel, avec sa touche provocatrice habituelle.

Réaction immédiate de Gérad Deprez: "Un qualificatif venant d’un grand bourgeois!", répond-il.  "Il faut écarter ces excès, qui sont lamentables".

Échange de vue, interviews sans concessions, positions tranchées, expressions chocs: Matin Première poursuit son chemin après 20 ans.

Écoutez l'intégralité de l'émission de ce vendredi:

 

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