Depuis plusieurs semaines, l’armée israélienne bombarde le sud du Liban et certains quartiers de Beyrouth. L’Etat hébreu dit vouloir déloger les combattants du Hezbollah et du Hamas qui s’y cachent. Il y aurait plus de 2000 morts dans ces frappes, près de 10.000 blessés et un million de personnes déplacées. Et pour la plupart des Libanais, cette nouvelle guerre est vécue comme un drame de plus, dans une histoire jalonnée de tensions et de poussées de violence.
Le massacre de Sabra et Chatila en 1982 est un des épisodes sanglants de cette longue histoire. Entre le 16 et le 18 septembre, des centaines, voire des milliers de personnes, dont des femmes, des enfants et des bébés, ont été tuées dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, à l’ouest de Beyrouth. Un crime qui reste jusqu’à aujourd’hui absolument impuni.
Les camps étaient encerclés par l’armée israélienne mais ce sont les milices chrétiennes qui y sont entrées. Que s’est-il passé ces deux jours-là ? L’Histoire continue revient sur ces évènements et tente de comprendre la mécanique qui a conduit à ce terrible massacre.









