Belgique

Marche pour le climat : pour Ecolo, c'est important d'aller de l'avant, même si certains ("surtout le MR") empêchent la Vivaldi d'avancer

23 oct. 2022 à 16:21Temps de lecture2 min
Par Céline Biourge et Danielle Welter avec Belga

Plusieurs partis politiques et leurs présidents ont participé à la marche pour le climat de ce dimanche à Bruxelles. Parmi eux, le coprésident d'Ecolo. 

Jean-Marc Nollet, également député fédéral, pointe du doigt "les partis qui freinent, surtout un" alors que les Verts veulent "aller encore plus loin que ce qu’on réalise déjà dans les gouvernements." Il tacle au passage le MR qui, selon lui, finira par "entendre le message" : 

Du côté de l'opposition, l'ensemble des partis francophones étaient présents. Parmi eux, Les Engagés en la personne de Maxime Prévot.

Le bourgmestre de Namur a évoqué l'importance d'être présent : "Je pense que la crise énergétique, elle-même, rappelle l’urgence de remettre à l’agenda tous les enjeux liés à la gestion du climat. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une fragilité sociale et économique qui trouve aussi son origine dans la négligence des gouvernements par rapport à l’urgence climatique.

Une négligence qu'il refuse d'attribuer à son parti : 

Au contraire, la chef de groupe PTB à la Chambre, Sofie Merckx estime que "certains politiques manifestent certainement aujourd’hui contre eux-mêmes, ce n’est pas le cas du PTB. Parce que certains ne prennent pas les décisions nécessaires pour arriver à une neutralité climatique, tardent à prendre les décisions, et en même temps viennent manifester ici pour le demander."

La représentante du parti des travailleurs de Belgique réaffirme également la volonté de son parti de reprendre le contrôle du secteur de l'énergie : 

Son de cloche un peu similaire du côté de Marie Nagy (ex-Ecolo), députée Défi à la Région bruxelloise. Si elle affirme que son parti soutient "les politiques là où elles sont menées", elle "attend des niveaux de pouvoir où nous ne sommes pas qu’ils bougent !"

Pour elle, la Belgique est trop en retrait : 

Le MR s'adresse aux manifestants lors de son congrès

Sans être représenté dans la marche, le président du MR Georges-Louis Bouchez a eu quelques mots pour les participants à la manifestation : "Le MR ne va pas culpabiliser les uns et les autres. Nous devrons faire des choix industriels et technologiques." Et de répéter le plaidoyer libéral en faveur du nucléaire: "outre l'hydrogène, nous devrons construire dans les deux à trois prochaines années de nouveaux réacteurs, que les SMR (Small Modular Reactors) soient prêts ou non. C'est maintenant que les choix doivent être faits".

Le président du MR s'est ensuite adressé aux écologistes: "ils ne doivent pas prolonger le nucléaire pour me faire plaisir, ou faire plaisir à (la militante climatique suédoise) Greta (Thunberg, NDLR), mais parce que le pays en a besoin. Nous devons nous inspirer du modèle française et suédois, et certainement pas du modèle allemand." L'Allemagne a décidé de fermer ses centrales après la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, en 2011, et de passer aux énergies renouvelables. L'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui a mis en péril la sécurité de l'approvisionnement en gaz, a toutefois rebattu les cartes.

Les adversaires du MR "peuvent continuer à nous taper dessus, nous caricaturer, nous vilipender, rien ne nous détournera de nos objectifs. La seule légitimité qui compte en politique est celle du peuple, du suffrage universel. En 2030, la Belgique sera une terre de liberté, de progrès et de bien-être", a-t-il conclu.

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