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Manifestations contre le pass sanitaire et le vaccin en Guadeloupe : des routes bloquées au 4e jour de la mobilisation

Manifestations contre le pass sanitaire et le vaccin en Guadeloupe : des routes bloquées au 4e jour de la mobilisation

La Guadeloupe a continué jeudi à voir ses routes, tout comme l’accès au CHU, bloquées par des manifestants lors du quatrième jour d’une mobilisation lancée par un collectif d’organisations syndicales et citoyennes pour protester contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19.

Sur les barrages, qui se lèvent ou se renforcent selon les lieux, des voix s’élèvent pour contester la méthode. "Je n’ai pas pu rallier mon lieu de travail", raconte le docteur Tania Foucan, médecin au CHU de Guadeloupe. "Je ne sais pas qui va gérer mes consultations ce matin", écrit-elle sur les réseaux sociaux.

Peu avant 6h00 (11h00 à Paris), la route devant le CHU de Guadeloupe était bloquée dans les deux sens par des pneus érigés en barrière tenue par une "trentaine de manifestants, la plupart cagoulés".

La barrière a été plusieurs fois démontée par les forces de l’ordre et remontée par les manifestants avant d’être enflammée sur l’un des deux axes. Le feu a ensuite été éteint, la route a été débloquée et la circulation a repris. Cependant, sur le piquet de grève du CHU, les seuls véhicules autorisés à entrer sont les ambulances.

"Certains de nos patients doivent monter à pied, même ceux de pathologies coronariennes", souligne le Dr Foucan.

"La situation est compliquée au CHU de Guadeloupe. Les barrages, les suspensions, les arrêts maladie mais aussi le blocage et les manifestations devant l’hôpital etc, perturbent le bon déroulement des soins […] les chimiothérapies par exemple n’ont pas pu être administrés aujourd’hui. Les médecins ne peuvent rallier leur poste", explique Cédric Zolezzi, DG adjoint du CHU de Guadeloupe.

 

 

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