Monde

Mali: l'armée française avance vers le Nord, situation confuse à Diabali

Mali - Les forces françaises avancent vers le Nord

© Belga

20 janv. 2013 à 12:30 - mise à jour 20 janv. 2013 à 13:34Temps de lecture2 min
Par Belga News

"Le déploiement vers le Nord des forces de l'opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées", a précisé à l'AFP le colonel Dosseur. Niono est située à 350 km (bien 350) km au nord-est de Bamako, et à 60 km au sud de Diabali, localité qui avait été prise lundi par les islamistes, qui l'ont abandonnée jeudi, selon l'armée malienne, après d'intenses bombardements de l'aviation française. Sévaré, à 630 km au nord-est de Bamako, dispose d'un aéroport, sa situation stratégique va permettre de mener des opérations vers le grand Nord du Mali, devenu en 2012 un sanctuaire pour les groupes islamique liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le premier contingent de soldats réguliers français, qui a suivi des membres des Forces spéciales arrivés plusieurs jours plus tôt, était monté dans la nuit de lundi à mardi de l'aéroport de Bamako vers la ville de Markala (265 km au nord-ouest de la capitale) pour sécuriser un important pont sur le fleuve Niger. Par ailleurs, le détachement d'hélicoptères de combat et d'évacuation français, qui comptera quand il sera au complet une vingtaine d'appareils, a "continué sa montée en puissance", a-t-il ajouté.

A Diabali, "une frange de la population a adhéré aux thèses jihadistes"

La situation "n'est pas très claire" à Diabali, localité de l'ouest du Mali prise lundi par les islamistes armés qu'ils auraient ensuite abandonnée, a déclaré dimanche un officier, chef des opérations de l'armée française dans ce secteur.

"A Diabali, la situation n'est pas très claire, mais a priori les combattants rebelles ont quitté la ville" (à 400 km au nord de Bamako), a déclaré à la presse le lieutenant-colonel Frédéric (son nom ne peut être cité) à Niono, ville située à 350 km au nord-est de Bamako et à 60 km au sud de Diabali.

Il a ajouté que bien qu'étant "dans une phase dynamique", l'armée française était confrontée à des combattants "dont les qualités sont la détermination à se battre et la mobilité".

Le colonel Sogoba de l'armée malienne, présente à Niono avec l'armée française, a de son côté affirmé: "Nous avons à Diabali une force qui nous informe, mais une frange de la population a adhéré aux thèses jihadistes et nous devons être prudents pour les prochaines heures".

L'armée malienne et plusieurs habitants ont affirmé vendredi et samedi que les combattants islamistes qui avaient pris la ville le 14 janvier l'avaient abandonnée trois jours plus tard, après plusieurs bombardements de l'aviation française.

Mais le ministère français de la Défense a laissé entendre depuis que Diabali n'avait pas été encore reprise aux islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

RTBF avec agences

Mali : la France en attente d'autres forces armées

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Mali: Segou s'organise contre les infiltrations des jihadistes

Monde

Articles recommandés pour vous