Littérature

Malgré l’inflation, les mordus de littérature comptent bien continuer d’acheter des livres

20% des Britanniques estiment que les livres ont un excellent rapport qualité-prix.

© Photographie Deagreez / Getty Images

12 oct. 2022 à 13:09Temps de lecture2 min
Par AFP

Avec l’affolante augmentation des prix, de nombreux consommateurs sont contraints d’adapter leur budget. Ils se disent prêts à renoncer à certaines dépenses jugées superflues comme les sorties et les loisirs. Mais pour les amateurs de littérature, pas question de toucher à celles en lien avec leur passion.

C’est en tout cas ce qu’affirme un nouveau rapport de la Booksellers Association et de l’institut Nielsen, publié par The Bookseller. Les deux organismes ont mené l’enquête auprès de 1000 Britanniques fréquentant les librairies du pays, afin d’évaluer l’impact que l’inflation devrait avoir sur leur consommation culturelle.

Ils ont constaté que la plupart des personnes interrogées prévoient de continuer à acheter des livres, malgré la crise du coût de la vie. La raison ? Ils ont un bon (45%), voire un excellent (20%) rapport qualité-prix. Ils sont aussi nombreux à évoquer le fait que les livres sont particulièrement propices à l’évasion et au divertissement, ou encore qu’ils font de très beaux cadeaux. Autre avantage : ils contribuent à améliorer notre bien-être mental, comme la musique et d’autres formes d’art.

Ces raisons expliquent pourquoi près de la moitié des répondants disent qu’ils envisageraient de réduire leur budget alloué à d’autres activités de loisirs, notamment les vacances et les divertissements, pour pouvoir acheter davantage de livres. Mais pas n’importe où. Huit personnes interrogées sur dix affirment qu’elles continueront à soutenir leur librairie locale, même si le coût de la vie continue d’augmenter.

Seule ombre au tableau, le rapport indique que les jeunes, les personnes avec des enfants et celles particulièrement touchées par la crise du coût de la vie s’attendent à réduire leurs dépenses en livres. Ainsi, 30% d’entre eux envisagent d’en acheter moins l’année prochaine.

Les fêtes de fin d’année seront donc une période cruciale pour les librairies. En effet, cette période représente généralement 20% du chiffre d’affaires de l’année du secteur de l’édition. Il faut dire que le livre reste un cadeau idéal à glisser sous le sapin. La majorité des Britanniques âgés de 18 à 44 ans les considère comme de beaux objets à part entière. Rien d’étonnant donc à ce que 90% des répondants qui offrent des cadeaux aux enfants pour Noël comptent en acheter autant, voire plus à l’approche des fêtes.

Ces chiffres n’étonnent pas Meryl Halls, directrice générale de la Booksellers Association. "Les livres offrent un excellent rapport qualité-prix. Pendant la crise financière de 2008, et au plus fort de la pandémie de Covid-19, les ventes de livres ont augmenté dans de nombreux genres. Nous espérons vivement que ce sera le cas dans les mois difficiles à venir, et que les clients choisiront les librairies pour faire leurs achats", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

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