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Musique - Rock

Malgré l’essor du streaming, les jeunes continuent de télécharger illégalement de la musique

Les Européens de moins de 24 ans continuent d’avoir recours au piratage pour écouter les morceaux de leurs artistes préférés.

Les mauvaises habitudes ont la dent dure. La preuve avec le piratage musical. Si l’on constate une baisse des téléchargements illégaux de morceaux et d’albums ces dernières années, il semblerait que les jeunes Européens continuent d’utiliser ce moyen pour écouter de la musique. Explications.

On a longtemps cru que Spotify et les autres services de streaming musical avaient réussi à convaincre les plus récalcitrants qu’ils avaient tout intérêt à payer pour écouter de la musique. Il semblerait que cela ne soit pas tombé dans les oreilles des Européens de moins de 24 ans. Ils continuent d’avoir recours au piratage pour écouter les derniers morceaux de leurs artistes préférés, selon un récent rapport de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).

Pour arriver à cette conclusion, l’organisme a interrogé plus de 22.000 jeunes âgés de 15 à 24 ans. Ils proviennent des 27 pays appartenant à l’Union européenne, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Roumanie. Un tiers des personnes interrogées a illégalement utilisé, écouté (en streaming ou non) ou téléchargé des contenus audiovisuels au cours des douze derniers mois.

Cette pratique est très répandue à Malte, où 43% des répondants sont concernés. Elle l’est également en Belgique, en France et en Estonie (29%). À l’inverse, le piratage des contenus audiovisuels est drastiquement en baisse en Lituanie et au Portugal depuis 2019.

La faute… aux influenceurs ?

Films, séries télévisées, e-books, contenus sportifs… Toute la filière audiovisuelle est concernée par le piratage. Si beaucoup d’internautes consomment à la fois des contenus légaux et illégaux, la plupart des Européens interrogés par l’EUIPO écoutent de la musique en toute légalité. Seuls 15% des répondants écoutent "majoritairement ou exclusivement" des morceaux et des albums de manière illicite. Une tendance particulièrement marquée en Bulgarie (27%), en Roumanie (24%) et en Grèce (21%).

Mais comment expliquer qu’autant de jeunes Européens aient encore recours au piratage musical quand les plateformes de streaming proposent des millions de chansons dans leurs catalogues ? C’est avant tout une question de prix. La majorité des répondants (55%) disent qu’ils utilisent des sites frauduleux pour consommer des contenus audiovisuels par souci d’économie. Cet argument est surtout cité par les jeunes vivant dans les pays de l’Est, dont l’Estonie, la Slovaquie, la Croatie et la République tchèque.

Près de 30% des personnes interrogées par l’EUIPO affirment également que la difficulté à trouver une œuvre précise motive leur recours à des sites frauduleux. Autre fait notable, les influenceurs jouent, eux aussi, un rôle (mineur) dans l’essor du piratage. 8% des répondants disent s’y être adonnés sur les recommandations d’une célébrité… La preuve que tous les conseils ne sont pas bons à prendre sur Internet.

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