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Malgré le code jaune, une rentrée presque normale pour l'École ouverte de Lasne

Des enseignants impatients de revoir leurs élèves dans des conditions presque normales
30 août 2020 à 16:30Temps de lecture2 min
Par Stéphanie Vandreck

Dans tous les établissements scolaires, direction et enseignants terminent les préparatifs de la rentrée. Dans l’enseignement fondamental, malgré le "code jaune", les mesures sanitaires ont été considérablement allégées : l’attention sera portée aux gestes barrière et à l’hygiène des mais, mais c’en sera fini des sens de circulation, des récréations séparées et autres bracelets de couleur… "Tout ce qui avait été mis en place pour la rentrée de juin est mis de côté, mais tout reste prêt pour pouvoir s’adapter en cas de changement de code couleur", note Nicolas Maron, directeur de l’École ouverte d’Ohain (Lasne). Dans cet établissement de 240 élèves, on appréhende d’ailleurs cette rentrée de manière sereine. Mis à part le masque sur leur visage, les enseignantes s’apprêtent à vivre une rentrée normale. "OK, il faut suivre les actualités et les recommandations des scientifiques, mais il faut aussi faut revivre, clame Dominique Stordeur, institutrice de sixième primaire. Il faut que les enfants reviennent. La vie doit continuer, avec les règles sanitaires qui sont imposées. On doit pouvoir ressortir, faire réfléchir les enfants, faire des expérimentations. Je suis ravie et impatiente de retrouver toutes mes petites bouilles !".

Les enfants vont pouvoir se réapproprier la classe

Charlotte Gérard, institutrice de deuxième maternelle, a elle aussi hâte de revoir ses petits élèves lors de cette rentrée qui n’aura plus rien à voir avec le retour en classe de juin dernier. "Là il y avait des jeux qui n’étaient plus mis à leur disposition pour éviter toute contamination. Maintenant ils vont pouvoir se réapproprier la classe. On pourra leur donner accès à un maximum de matériel, faire les activités qu’on aimait faire avec eux, être proches d’eux", s’enthousiasme-t-elle. Contrairement à ses collègues de primaire, elle ne devra pas porter le masque en classe. "C’est important pour les enfants aussi. C’est un âge où on communique encore beaucoup avec le non verbal, où ils apprennent à bien parler, à lire les expressions sur les visages", précise-t-elle. Après une année compliquée, l’institutrice se dit, elle aussi, impatiente de vivre sa neuvième rentrée.

Des solutions de rechange pour chaque activité

Seule inconnue de cette rentrée : le nombre d’élèves effectivement présents. "Théoriquement, on connaît déjà le nombre d’élèves dans nos classes. Mais ce ne sera que le premier septembre qu’on saura précisément qui est là ou pas là. Et les absents le seront peut-être parce qu’ils ne nous ont pas avertis de leur changement d’école, ou parce qu’ils sont en quarantaine après des vacances en zone rouge", remarque Nicolas Maron. Ce qui inquiète davantage le directeur de l’école ouverte, c’est la suite de l’année, vu qu’un rebond de la maladie est toujours possible. "On peut démarrer l’année, mais on n’a pas une vision à moyen et à long terme, regrette-t-il. Ce qui rend le mode de préparation un peu particulier : on planifie normalement, mais pour chaque événement, on doit se dire qu’il peut y avoir des modifications, voire une annulation. La fête de l’école, le marché de noël, il faut déjà y penser pour ne pas être pris de cours pour trouver des solutions alternatives".

 

 

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