Santé physique

Maladie de Parkinson : une Intelligence Artificielle peut repérer la maladie dans la respiration des patients

© Getty Images

Une Intelligence Artificielle (IA) peut détecter la maladie de Parkinson en lisant les schémas respiratoires d’une personne.

La maladie de Parkinson touche près de 40.000 personnes en Belgique et reste difficile à diagnostiquer. S’il existe de plus en plus de pistes pour soigner les symptômes les plus lourds et handicapants de cette maladie neurologique, la recherche continue afin, d’un jour peut-être, la guérir.

En attendant, une IA permettrait de pouvoir prendre de l’avance sur la maladie grâce aux traitements existants en découvrant rapidement qu’un patient est atteint de Parkison, elle peut également évaluer la gravité de la maladie de Parkinson et suivre sa progression.

Dans un communiqué du MIT (Massachusetts Institute of Technology), Dina Katabi, Nicole Pham du Département de génie électrique et d’informatique (EECS) et leur équipe annoncent avoir développé un modèle d’intelligence artificielle capable de détecter la maladie de Parkinson juste en lisant les schémas respiratoires d’une personne pendant son sommeil.

"Une relation entre la maladie de Parkinson et la respiration a été notée dès 1817, dans les travaux du Dr James Parkinson. Cela nous a motivés à envisager la possibilité de détecter la maladie à partir de la respiration sans regarder les mouvements", explique Dina Katabi.

De plus, certaines études ont prouvé que les symptômes respiratoires pouvaient se manifester des années avant les symptômes moteurs. En pouvant détecter ces symptômes respiratoires, on pourrait prendre en charge le malade beaucoup plus vite et le traiter de manière bien plus efficace.

Publiée dans le journal Nature Medicine, la recherche explique le système ingénieux développé par l'équipe pour atteindre leur but : "un réseau neuronal, une série d’algorithmes connectés qui imitent le fonctionnement d’un cerveau humain, capable d’évaluer si quelqu’un a la maladie de Parkinson à partir de sa respiration nocturne.

Image courtesy of researchers

Il est temps de changer de méthode

Ray Dorsey, professeur de neurologie à l’Université de Rochester et spécialiste de la maladie de Parkinson, co-auteur de l’article affirme que l’absence de découverte récente et révolutionnaire sur la maladie et ses traitements indique que l’approche actuelle n’est pas efficace et qu’il est temps d’en changer. Voici donc le premier pas vers le changement de méthode.

Le développement de cette IA permettra aux patients de pouvoir suivre leur état chaque nuit grâce à un appareil non invasif pas plus gros qu’un routeur WI-FI : "l’appareil émet des signaux radio, analyse leurs réflexions sur l’environnement environnant et extrait les schémas respiratoires du sujet sans aucun contact corporel".

Mais cet algorithme permettra également le développement et la mise sur le marché plus rapide de médicaments, les périodes d’essai pouvant être raccourcies. Il devrait permettre finalement de mieux comprendre la maladie et son développement, pouvant suivre les avancées jour par jour et ainsi étudier l’évolution de Parkinson à grande échelle et avec précision.

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