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Cinéma

Maïwenn et Tahar Rahim paient "Le prix du succès"

28 août 2017 à 06:47 - mise à jour 28 août 2017 à 06:47Temps de lecture2 min
Par AFP

Avec "Le prix du succès", Teddy Lussi-Modeste réussit à réunir dans son deuxième film les acteurs Tahar Rahim, Maïwenn Le Besco et Roschdy Zem, pour évoquer les difficultés familiales que peut générer un brusque succès.

Brahim, jeune humoriste d'origine maghrébine en pleine ascension, peine à réaliser son deuxième spectacle. Au tournant de sa vie, il se rend compte petit à petit de l'influence néfaste de Mourad, frère aimant mais manager incontrôlable. Peu à peu, le jeune homme issu des quartiers populaires va s'éloigner du "racket" exercé par sa famille.

Si certains ont cru voir dans ce synopsis un biopic inspiré de l'humoriste Jamel Debbouze, le réalisateur Teddy Lussi-Modeste s'en défend et raconte que c'est avant tout une histoire personnelle : "Je viens d'une famille modeste appartenant aux Gens du voyage. Si je n'étais pas un enculé, j'offrirais une Porsche à mon père, une Rolex à mon frère...", confie-t-il dans les notes de production.

Pour lui, "ces questions-là sont plus fortes chez les populations issues de l'immigration, où la vie de groupe est plus importante" et les familles "peu fortunées" sont souvent bouleversées par un enrichissement rapide.

Le film réunit un casting impressionnant de grosses têtes du cinéma français : Tahar Rahim ("Réparer les vivants", "Un prophète", "Or noir") incarne Brahim, alors que l'actrice et réalisatrice Maïwenn Le Besco ("Mon roi", "Polisse") campe sa lucide compagne Linda.

la porte d'entrée dans la réussite

Travailler sur "Le prix du succès", c'était avant tout une drôle de mise en abyme pour les deux artistes, eux aussi comédiens issus de famille algériennes — même si Teddy Lussi-Modeste concède que l'histoire aurait pu se passer dans le milieu du "foot" ou du "rap".

"Cela m'a rappelé des choses que j'ai vécues", confesse l'actrice Maïwenn, "quand ça a marché pour moi, j'ai eu de la culpabilité par rapport à mes frères et soeur : comment les aider à trouver la porte d'entrée dans la réussite ?".

Même chose pour le jeune acteur de 36 ans: "J'ai pu traverser ça dans ma propre vie. Des amis que j'ai pu considérer comme des frères, je les ai perdus".

Un vécu personnel qui permet à Tahar Rahim de livrer une interprétation convaincante dans un film qui s'éparpille parfois un peu trop : son jeu tout en contrastes souligne les contradictions de son personnage. Roschdy Zem, qui campe Mourad, tire aussi son épingle du jeu dans cette réécriture de "Caïn et Abel".

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