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Belgique

Lutte contre le terrorisme : les bourgmestres sont-ils mis de côté?

Le bourgmestre de Mons Elio Di Rupo
14 janv. 2015 à 16:57 - mise à jour 14 janv. 2015 à 17:091 min
Par Alain Lechien

C'est un pavé dans la mare qui a été lancé par l'ancien Premier ministre, Elio Di Rupo, qui est aussi bourgmestre de Mons: "Je ne sais pas, dit-il, si des jeunes de ma ville sont partis se battre en Syrie. Depuis des années, ajoute l'actuel président du PS, je tente d'obtenir que l'on informe les bourgmestres de ces situations. Mais pour des prétextes divers, la justice s'y est toujours opposée. Il est temps de changer cela".

De son côté, le bourgmestre sp.a de Vilvorde, ville située au nord de Bruxelles, s'est toujours impliqué dans la lutte contre le radicalisme religieux. Dans sa ville, 25 jeunes sont partis combattre en Syrie. 8 sont revenus mais 2 seulement sont en liberté. Et Hans Bonte d'expliquer "qu'ils sont bien suivis par la police et les assistantes sociales."

Égalité des chances

Mais il le reconnaît, il n'y a pas de solution-miracle face au problème. Il faut renforcer les moyens de la police, dit-il mais aussi faire de la prévention. Et Hans Bonte, le bourgmestre de Vilvorde, explique qu'il faut aussi renforcer l'égalité des chances au niveau scolaire et au niveau de l'emploi entre les Belges de souche et les jeunes, qu'ils soient Belges ou pas, d'origine étrangère.

Hans Bonte explique aussi que parfois, il apprend par hasard qu'un jeune parti combattre en Syrie est rentré : "Ils ne disent pas quand ils partent et ils ne disent pas non plus quand ils reviennent." Et donc, pour lui, les différentes communes du pays doivent collaborer quand ils ont des informations sur le retour en Belgique d'un jeune parti combattre en Syrie par exemple. Une collaboration indispensable selon lui.

M. Sirlereau

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